Cap sur le Japon | Tara, un voilier pour la planète

Cap sur le Japon

© Sarah Fretwell / Fondation Tara Expéditions

15 février 2017

Une légère tristesse a gagné notre équipage au départ de Guam (USA). D’un côté, il fallait dire au revoir à certains membres d’équipage, devenus de vrais amis ; de l’autre, en accueillir de nouveaux et se diriger avec enthousiasme vers le Japon.

Les scientifiques ont terminé leurs travaux de recherche à Guam, même s’ils n’ont pu échantillonner qu’une zone réduite en raison du mauvais temps. La couverture corallienne saine qu’ils ont pu observer est limitée à de petites parcelles protégées, mais l’abondance de poissons récifaux y restait étonnamment élevée.

L’équipage sur le départ compte des amis inoubliables.

 

Saying goodbyeNous disons au revoir à nos précieux membres d’équipage, Daniel Cron, chef mécanicien, Julie Lherault, officier de pont, et Nicolas De La Brosse, second, à Guam. © Sarah Fretwell / Fondation Tara Expéditions 

 

Julie Lhérault, officier de pont et seule femme à bord capable de piloter un zodiac ou de réparer une pompe de cale avec les membres les plus expérimentés de l’équipage, et ensuite de sauter dans une robe et de préparer le meilleur dîner de sashimi que vous mangerez de votre vie.

Nicolas De La Brosse, second. Il s’assure de la bonne marche de la goélette et que tout est à sa place. On peut toujours le localiser sur le bateau à ses éclats de rire tonitruants. Son amour pour le prosciutto et les céréales au chocolat est si grand qu’une rumeur circule à bord selon laquelle il aurait dormi pendant tout le dernier mois avec ces aliments sous son oreiller !

Et enfin, Daniel Cron, notre chef mécanicien. Il doit se contorsionner dans les espaces les plus étroits, les plus sombres et souvent les plus sales du bateau pour veiller à ce que TARA fonctionne parfaitement. Ses effroyables mouvements de danse et ses réprimandes pleines d’humour lorsque vous oubliez d’éteindre les lumières dans votre chambre – « Ce n’est pas Versailles ici ! » – nous manqueront beaucoup.

 

Saying goodbye to Daiel, Nico, and Julie in Guam_photo credit Sarah Fretwell_0Q8A3165-2 A Guam, nous disons au revoir à Daniel, Nicolas et Julie © Sarah Fretwell / Fondation Tara Expéditions 

 

Bien que chacun de ces membres d’équipage avait son rôle propre, ils ont tous travaillé très dur, s’attelant à n’importe quelle tâche devant être accomplie – même lorsqu’elle n’entrait pas dans leurs fonctions – afin d’assurer la réussite des scientifiques et de l’expédition. C’est une expérience incroyable de les voir travailler en équipe et un honneur pour tous à bord d’avoir collaboré avec eux.

Dans le port de Guam, nous avons retrouvé notre partenaire d’expédition, Rainer Friedrich de World Courier, et emballé sous sa direction les échantillons scientifiques collectés au cours des 3 derniers mois (de Tahiti à Guam) pour les expédier aux laboratoires partenaires dans le monde entier. Après nous être dit au revoir, nous avons eu la joie de rencontrer quatre nouveaux membres d’équipage : le second capitaine, Nicolas Bin ; l’officier de pont, Francois Aurat ; le chef mécanicien, Loïc Caudan, et notre artiste en résidence, Maki Ohkojima, de Tokyo.

 

Rainer FriedrichRainer Friedrich, de World Courier, s’assure que les échantillons de coraux, très sensibles à la température, arrivent aux laboratoires grâce à un conditionnement dans des boîtes thermiques à l’aide de glace carbonique © Sarah Fretwell / Fondation Tara Expéditions

 

Nous avons ensuite hissé les voiles pour une navigation de 5 jours et de 832 milles nautiques jusqu’au Japon, où notre première escale avant de rejoindre les îles principales sera l’île méridionale de Ogasawara.

Au Japon, Tara étudiera spécifiquement le courant marin Kuroshio et son rôle dans la dispersion des larves de poissons récifaux. Généré dans le Pacifique occidental, ce courant chaud alimente les récifs les plus septentrionaux de la planète, situés au Japon.

Nos escales au Japon sont l’un des moments forts de cette année pour TARA. Depuis 2009, la Fondation Tara Expéditions collabore avec Hiroyuki Ogata, chercheur à l’université de Kyoto et expert en biologie évolutive et en écologie des micro-organismes. Il a été le premier scientifique japonais à être monté à bord de Tara et nous sommes ravis de travailler avec lui dans son pays d’origine.

Sarah Fretwell, correspondante de bord

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