Direction le Liban

© Y. Chavance/Tara Expéditions

3 août 2014

Depuis notre départ en début de semaine de Mykonos, dans l’archipel grec des Cyclades, nous ne sommes plus que dix à bord de Tara pour continuer notre route vers le Liban. Une étape en petit comité qui change grandement l’ambiance sur la goélette.

Nous étions 15 à Cala Gonone, en Sardaigne, puis 14 à Vlora, en Albanie, et enfin 12 après Zakynthos, en Grèce. Le décompte semble ainsi se poursuivre après la rotation d’équipage qui a eu lieu lors de notre dernière escale à Mykonos : nous ne sommes aujourd’hui plus que dix taranautes, dont cinq marins. Le malouin Martin Hertau, qui prendra le poste de capitaine dans un mois, a pris pour l’instant possession de la salle des machines, l’ancien poste de Rodolphe Gaudin, qui devient pour sa part second-capitaine. Samuel Audrain, capitaine, Marion Lauters, cuisinière, et François Aurat, chef de pont, continuent quant à eux leur périple commencé il y a déjà plusieurs semaines.

Du coté des scientifiques, le libanais Anthony Ouba a rejoint Amanda Elineau et Juliette Maury, qui multiplient les stations de prélèvements depuis maintenant un mois. La présence à bord de ce doctorant libanais, travaillant à l’Observatoire Océanographique de Villefranche-sur-Mer, nous permettra, en plus de profiter de deux bras supplémentaires lors des stations, de pouvoir échantillonner dans les eaux libanaises, de par sa nationalité. Enfin, du coté des artistes en résidence, c’est Emmanuel Régent, peintre et dessinateur, qui proposera sa vision d’artiste de notre périple méditerranéen.

Comme toujours avec une équipe réduite, Tara change de visage, d’ambiance. Plus détendu, moins tumultueux. Dans le grand carré climatisé, on ne se bouscule plus pour avoir une place pour travailler, discuter, planifier une station. A table, chacun a les coudées franches pour échanger avec son voisin, les discussions se faisant alors plus personnelles. Si les équipes chargées des tâches ménagères ont dû être adaptées (la cuisinière, normalement épargnée au vu du travail titanesque qu’elle effectue déjà, a dû rejoindre une des cinq équipes), chacun participe volontiers aux tâches de son voisin. La famille Tara se réduit, elle en devient plus solidaire.
Revers de la médaille, les « non-marins » n’auront plus de répit la nuit, pour les quarts de surveillance. Nous nous relayerons donc quasiment chaque nuit, toutes les trois heures, pour seconder le marin de quart dans sa veille nocturne. L’occasion, une fois de plus, de mieux connaître ses voisins de cabine. C’est donc dans cette ambiance plus intimiste que se succéderont les prochaines stations de prélèvement de cette semaine. Une semaine, c’est le temps dont nous disposons pour rallier Beyrouth, notre prochaine escale. C’est aussi le temps que nous passerons dans la capitale libanaise.

Yann Chavance

 

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