Rotations à Puerto Williams | Tara, un voilier pour la planète

Rotations à Puerto Williams

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3 février 2011

Rotations à Puerto Williams

Depuis trois jours des équipiers partent et d’autres arrivent sur Tara. Avant hier, Roland Heilig et Thomas Lefort, deux biologistes français du leg Antarctique ont quitté le bord.

Hier, Hélène Santener la nouvelle cuisinière, une habituée de Tara, a fait son apparition avec le photographe Francis Latreille et le médecin des expéditions Tara, Thierry Mansir. Bernard d’Alessandri, secrétaire général du Yacht Club de Monaco faisait aussi partie de cette fournée.

Ce matin, nouveau mouvement le premier d’une autre série : c’était le départ de Mike Lunn, officier de pont arrivé à Rio, et également celui de François Noël, chef mécanicien aussi embarqué au Brésil. Il quittait ainsi son compère Alain Giese, second capitaine et ami de 30 ans. Enfin, à ce tandem s’ajoutait un scientifique Edouard Leymarie, du laboratoire de Villefranche. Le pneumatique débordait de sacs plus volumineux les uns que les autres.

Quelques minutes plus tard, Amélie Betus et son fils Naël Bourmaud quittaient aussi Tara. Amélie a assuré les repas de l’équipage depuis Buenos Aires. Et à huit ans à peine, Naël découvrait l’Antarctique après l’Arctique.

En fin de matinée nous ont rejoint les deux co-directeurs de l’expédition Tara Oceans, Eric Karsenti et Etienne Bourgois, également propriétaire de Tara. Un autre scientifique spécialisé dans l’imagerie, Christian Sardet, et un journaliste de l’Agence France presse Patrick Filleux nous ont aussi rejoint. Nous serons donc quinze à bord pendant une quinzaine de jours jusqu’à notre prochaine escale à Puerto Montt, toujours au Chili. Après nous mettrons cap sur Valparaiso.

Au programme, c’est la remontée des canaux de Patagonie. Ce matin, le temps est très calme, la mer à peine ridée, le soleil doux et chaud. Les prévisions font état du maintien de ce temps clément pour les jours à venir.

Nous partirons demain tôt de Puerto Williams. Pour l’instant, la panne du générateur électrique qui alimente le treuil n’est pas encore réparée, la mise à l’eau de la rosette sera donc impossible jusqu’à nouvel ordre. Mais Eric Karsenti me disait que vu le nombre d’études déjà entreprises dans les canaux de Patagonie, une station même en version réduite n’était pas dénuée d’intérêt, complétant de toute façon la banque de prélèvements de Tara Oceans.

C’est reparti pour de nouvelles aventures !

Vincent Hilaire