Tara entre Nouméa et ses lagons | Tara, un voilier pour la planète

Tara entre Nouméa et ses lagons

© Vincent Hilaire / Fondation Tara Expéditions

26 septembre 2017

Depuis l’archipel des Chesterfield, il aura fallu un peu plus de trois jours de navigation, toujours face à la mer et au vent, pour rejoindre Nouméa. Arrivée sur le Caillou, sous un ciel légèrement nuageux, l’escale à Port Moselle a duré une semaine, avant de prospecter quelques nouveaux spots avec la même équipe scientifique dans le lagon calédonien. Il s’agit du lagon le plus long du monde, inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Retour sur la route jusqu’à Nouméa.

 

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Préparation de l’amarrage de Tara à Nouméa. © Vincent Hilaire / Fondation Tara Expéditions

 

Encore porté par l’enchantement de quelques jours actifs mais paisibles passés aux Chesterfield, les quinze taranautes ont un peu déchanté quand, une fois franchie la passe sud, la mer et la houle se sont rappelés à eux. Comme annoncée par les grib*, une navigation laborieuse commençait à l’aide uniquement des deux moteurs, sans voiles, un vent de sud-est bien établi dans le nez de Tara.

Pour l’ensemble de l’équipage, la vie en mer avait repris instantanément un cours assez monotone voir désagréable pour certains, rythmé par les repas, les quarts, les tâches respectives, les routines et corvées du bord. Sauf pour Morgane Ratin et Guillaume Bourdin qui, eux, redoublaient d’énergie sur le pont arrière pour réaliser leurs trois stations océanographiques (prélèvement de plancton) on the way** avant Nouméa.

 

5 photo 5_paysages lagon NC_Vincent HilairePaysages du lagon de Nouvelle-Calédonie, en regardant la côte de Grande Terre. © Vincent Hilaire / Fondation Tara Expéditions

 

Soixante-douze heures plus tard, à la tombée du jour, après avoir longé une côte très montagneuse se dessinant dans une brume épaisse, l’entrée dans le lagon calédonien était une libération. D’abord, une fois cette immense barrière passée, roulis et tangage cessaient. Une heure et demie plus tard progressant dans la nuit, Simon Rigal trouvait un premier refuge calme pour Tara, synonyme de vraie nuit pour tous. Enfin ! À ce mouillage, nous étions entourés de quelques lumières isolées. Un retour à la civilisation progressif, en douceur.

Le lendemain, nous nous rapprochions un peu plus de notre objectif avec un nouveau mouillage toujours à une quinzaine de kilomètres cette fois de Nouméa, toujours dans le lagon. Seconde nuit réparatrice.

« On dirait un peu les Canaries », faisait remarquer ce matin François Aurat, notre officier de pont encore à bord jusqu’aux Iles Salomon. Ce relief très montagneux, entrecoupé de baies, laissait apparaître depuis la mer, au milieu de quelques bois de pins colonnaires, une végétation rase comme brûlée par le soleil.

 

10 photo 20_Port de Noumea_Vincent HilaireLe port de Nouméa avant l’entrée dans la marina de Port Moselle. © Vincent Hilaire / Fondation Tara Expéditions

 

Et puis les premières tours ont surgi de l’horizon. Cette ville de 180.000 habitants en comptant la banlieue, anciennement Port-de-France, prenait corps devant l’étrave. À ce jour, Nouméa est la plus grande ville francophone de tout l’océan Pacifique.

Tara s’est amarrée à Port Moselle et comme à chaque escale le moment du partage est venu, avec des visites d’écoles et des visites publiques, des conférences…

 

Merci à tous pour votre accueil, vos soutiens et pour ces échanges riches. Nous reprenons la route de la science pour prendre le pouls des lagons calédoniens et reviendrons à Nouméa.

 

Vincent Hilaire

 

*cartes de prévisions météorologiques

**station en cours de navigation

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