[Tara Junior] Suivez Tara avec Marion !

© Maeva Bardy / Fondation Tara Expéditions

Dès à présent, de mars à juillet, du Japon à la Nouvelle Zélande, les classes vont pouvoir suivre Tara grâce Marion Lauters, marin-cuisinière. Depuis l’escale de Kobé, au Japon, Marion a pris le relais de Dominique Limbour et s’active derrière les fourneaux. Dorénavant, c’est elle qui répondra à vos questions, prenant ainsi le relais de Daniel Cron, Chef mécanicien. Présentation de votre nouvelle correspondante Tara Junior.

A bord, chaque poste est important. Que l’on soit capitaine ou chef mécanicien, chacun doit gérer des responsabilités qui lui sont propres. Mais on dit souvent que la fonction de cuisinière (ou intendante) est primordiale car c’est elle qui est responsable du moral de l’équipage. Un pain « fait bateau » au petit-déjeuner, un gâteau au chocolat à l’heure du thé constituent autant de petits plaisirs qui réconfortent les Taranautes.

 

Marion_en_cuisine_credit_Noelie_Pansiot-2160520Marion en cuisine © Noëlie Pansiot /Fondation Tara Expéditions

 

Lorsqu’on ouvre le premier livre de Tara « 500 jours de dérive arctique », on découvre des photos de toi. Depuis combien d’années travailles-tu à bord ?

Je viens d’embarquer pour la seconde fois à bord de Tara Pacific mais il s’agit de mon dixième leg ! J’avais 22 ans lors de mon premier embarquement, voilà plus de 10 ans. En cumulé, j’ai passé presque 3 ans de ma vie sur la goélette.

 

Quelle est ton histoire avec Tara ?

J’avais eu l’occasion d’aider à préparer le bateau avant la grande dérive dans la banquise – Tara Arctique – pour un voyage en Géorgie du sud, en 2005. Après cela, j’ai postulé en tant que cuisinière et j’ai embarqué pour la première fois lors du convoyage du bateau jusqu’en Sibérie, avant le début de la dérive, en 2006.

 

Avais-tu une expérience en cuisine ?

Oui, j’avais travaillé comme cuisinière intendante à l’école de voile des Glénans, où je cuisinais parfois pour 100 personnes aidée par une équipe de bénévole. A bord de Tara, avec seulement 16 personnes, j’ai enfin pu m’amuser et créer des menus plus élaborés. En fait, quand j’ai embarqué pour le convoyage, j’étais étudiante en Master Environnement et Ecologie à l’Université de Paris Orsay. C’était donc un boulot d’été. Puis j’ai rencontré Brigitte Sabard, qui s’occupe du dispositif éducatif à la base Tara et ensemble, nous avons élaboré un projet dédié aux jeunes. Ensuite, j’ai construit mon projet de stage en Master 2 avec elle et c’est ainsi que j’ai pu rejoindre la dérive Arctique pendant presque un an.

 

CREDITS MAEVA BARDY-VIE A BORD-COUCHER DE SOLEIL-MARION LAUTERS-1Coucher de soleil sur Tara © Maeva Bardy / Fondation Tara Expéditions

 

Tu avais donc deux rôles à remplir pendant la dérive ?

Oui ! Organiser une expédition comme celle-ci exige une logistique très lourde. Les participants doivent être polyvalents. J’ai géré les stocks de nourriture et préparé la moitié des repas. Et en parallèle, je réalisais un bilan environnemental de la mission dans le cadre de mon stage en Master 2.

 

As-tu participé à toutes les expéditions Tara depuis ?

Oui, mais j’ai aussi travaillé ailleurs. Après l’Arctique, j’avais envie d’aller au soleil ! J’ai donc travaillé sur un catamaran de plongée en Polynésie Française, comme cuisinière. Là-bas, j’ai appris à plonger au milieu des requins et des raies manta. Après ça, j’ai réalisé un autre stage scientifique. Mais au bout de 3 mois en laboratoire, j’étais contente de retourner à bord de Tara. Je me suis vite rendue compte que ce qui me plaît le plus, c’est d’être sur le terrain. A bord de Tara, on aide les scientifiques, on apprend énormément sur les recherches menées en biologie, en chimie… Lorsque les scientifiques débarquent, moi, j’ai la chance de poursuivre l’aventure aux côtés des marins.

 

Marion_accordeaon_credit_Maeva_Bardi-1Marion joue de l’accordéon © Maeva Bardy / Fondation Tara Expéditions

 

Comment appréhendes-tu ton nouveau rôle de correspondante Tara Junior ?

Je suis très heureuse de ma nouvelle mission de correspondante Tara Junior, de pouvoir échanger avec les plus jeunes, partager la vie de Tara. Si ça peut les faire rêver ou les motiver à être plus en accord avec l’environnement et la préservation de la planète, alors j’aurais rempli ma mission.

J’attends vos questions !

Propos recueillis par Noëlie Pansiot

 

Articles associés