365 jours dans le sillage de Tara Pacific | Tara, un voilier pour la planète

365 jours dans le sillage de Tara Pacific

© Maeva Bardy - Tara Expeditions Foundation

Voilà maintenant plus d’un an et demi que Tara sillonne le Pacifique. A compter de ce jour, il reste à l’équipage et aux équipes scientifiques exactement une année d’expédition, jour pour jour.
Avant de rentrer à son port d’attache de Lorient le 27 octobre prochain, Tara sillonnera cette partie du monde nommée “Triangle de corail”, berceau d’origine du corail pour l’ensemble des espèces de la planète, puis rejoindra l’Asie du sud-est, le Japon, Hawaï et la côte Ouest des Etats-Unis avant de traverser le Canal de Panama. Une année dense de prélèvements se profile. L’occasion pour nous de regarder dans le sillage de Tara et de revenir sur les moments-clé de l’expédition depuis un an : les 365 derniers jours de Tara Pacific en quelques mots.

 

Octobre 2016 – Papeete – Polynésie Française

Venant de l’Île de Pâques, c’est en Polynésie Française que l’équipage a observé les premiers effets de réchauffement. Alors que les moyens de surveillance avaient été mis en place par le CRIOBE, un fort épisode de blanchissement a impacté les récifs des Tuamotu.

Novembre 2016 – Îles Tuamotu

Tara Pacific, c’est également et avant tout des scientifiques issus de multiples disciplines, tous consacrés à un aspect précis du récif, écosystème marin clé des équilibres et encore méconnu.

 

 

Décembre 2016 – Wallis et Futuna

Poursuivant sa route entre les récifs du Sud Pacific, les observations de l’équipage ne sont pas de bon augure. Les masses d’eau chaudes ont bel et bien continué d’affecter les récifs du sud que l’on imaginait encore épargnés.


A Wallis et Futuna, c’est une mission un peu particulière qui attend les équipes : un inventaire de biodiversité va impliquer chercheurs, experts locaux et chefs des communautés de l’Archipel. Un véritable dialogue va s’établir entre les scientifiques et les habitants des îles sur les découvertes réalisées et trésors que recèlent leurs fonds marins…

 

Diffusion du documentaire Tara, l’Archipel des Rois : dimanche 10 décembre à 20h55 sur France Ô. Réalisé par Pierre de Parscau et raconté par Jacques Gamblin.

 

Janvier 2017 – Tuvalu

Poursuivant sa navigation dans l’Océan Pacifique en direction du Nord, Tara fait escale aux Tuvalu et découvre une île où l’impact du changement climatique est bien réel. Cette étape est l’occasion de rencontrer le Premier Ministre de ce petit état insulaire,  un homme conscient du compte à rebours qui plane sur les îles de l’archipel mais plein d’espoir malgré tout.

 

Février à avril 2017 – Japon

Laissant la Micronésie et Guam dans son sillage, Tara a atteint les côtes de l’Archipel japonais en février 2017. Tara aura passé près de 3 mois au Japon, accueillant notamment une artiste japonaise, Maki Ohkojima.

 

Toujours bien reçu par la population locale, Tara sait aussi accueillir le jeune public pour de nombreuses visites aux escales. C’est bien sûr sans oublier les fidèles Taranautes Junior qui suivent la goélette depuis leur classe, en France notamment, et correspondent chaque mois avec les marins. Aujourd’hui 60 classes environ suivent Tara.

 

 

Juin 2017 – Îles Fidji

En juin 2017, c’est alors la longue traversée, la plus longue de l’expédition, ralliant le Japon aux Iles Fidji, Tara va naviguer en haute mer pendant 31 jours.

 

Juillet 2017 – Auckland – Nouvelle Zélande

Les Taranautes n’oublient pas les origines de la goélette. Après un chantier de maintenance à mi-parcours, pour la première fois depuis 2001, Tara alias ex-Seamaster, revenait en Nouvelle-Zélande, sur les terres de son ancien propriétaire, Sir Peter Blake.

Après une navigation musclée, Tara et son équipage atteignent l’Australie puis la Grande Barrière de Corail, l’endroit crucial pour continuer les prélèvements de coraux. Le plus grand récif corallien du monde offre aux scientifiques un constat mitigé.

 

 

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