Tara Pacific sous l’oeil de la caméra | Tara, un voilier pour la planète

Tara Pacific sous l’oeil de la caméra

© Fondation Tara Expéditions

« Tara, L’Odyssée du corail » sera le premier film d’une série de documentaires réalisés au cours de l’expédition Tara Pacific. De Tahiti à Moorea, en passant par les Tuamotu, à terre puis à bord de Tara, le réalisateur Pierre de Parscau raconte les premiers temps de ce tournage.

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Vous voilà à bord de Tara pour 15 jours de tournage. Sans en dévoiler l’histoire, pouvez-vous nous raconter l’origine de ce film ?

Avec Romain Troublé, directeur général de Tara Expéditions et Christophe Audeguis, producteur de the cup of tea, nous avions pour ambition de raconter à la fois l’aventure scientifique de cette expédition Tara Pacific mais aussi de poser un regard documentaire et aller à la rencontre des populations insulaires. Elles sont aujourd’hui les premières victimes du changement climatique et de l’impact sur l’océan, comme la montée des eaux, le blanchissement des coraux. Elles sont les témoins de l’accélération de ces phénomènes.

Depuis le début du tournage, qu’est-ce qui vous interpelle le plus ?

C’est assez vertigineux de constater que ce qui nous parait parfois lointain vu d’Europe se passe en fait au pied de la maison des habitants de l’île. Au début du mois d’octobre nous avons beaucoup tourné à Moorea avec des associations environnementales et culturelles qui luttent pour préserver le lagon de leurs ancêtres et qui s’inquiètent de l’état des coraux sur leur île. Le lien des polynésiens avec la nature et leur rapport avec le sacré des éléments est quelque chose de très puissant et ce film s’attachera à le faire partager aux spectateurs.

Après 2 semaines de tournage à terre, vous avez embarqué sur Tara. Comment se passe le tournage à bord ?

Nous avons embarqué sur Tara avec Tuhiva Lambert, l’ingénieur du son du film, il y a déjà une semaine. Nous avons quitté Hao et devrions revenir à Papeete début novembre. Le principal défi pour le tournage à bord reste le bateau lui-même. La mer est assez formée en ce moment aux Tuamotu ce qui rend Tara très rouleur et nous oblige à jouer les équilibristes sur le pont avec notre matériel. Les embruns ne nous épargnent pas non plus mais l’idée de vivre ce tournage comme une aventure pour ceux qui y prenne part fait partie du projet lui-même. J’ai la chance de pouvoir collaborer à bord avec David Hannan, un caméraman sous-marin très expérimenté et créatif avec lequel je discute beaucoup de ce qu’il est possible d’obtenir en terme d’images sous la surface. Les premiers résultats sont très impressionnants et j’ai hâte que nous puissions commencer le montage pour voir le film se construire devant nous.

Même si on doit aborder ce type de tournage avec une bonne préparation et une idée assez précise du montage final, la vie sur Tara réserve beaucoup d’imprévus et nous devons bien souvent adapter notre récit aux événements. Tara nous offre le spectaculaire de l’aventure, le mélange de personnalités fortes à bord, mais aussi cette part d’inconnue qu’est la recherche scientifique avec son lot de questionnements et de doutes. Tous les ingrédients pour raconter une histoire captivante.

 

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