Le meilleur de la science pendant l'expédition Tara Méditerranée | Tara, un voilier pour la planète

Le meilleur de la science pendant l’expédition Tara Méditerranée

© N.Pansiot/Tara Expéditions

Pendant 7 mois cette année, Tara a parcouru la Méditerranée, avec à son bord des scientifiques de plusieurs pays, qui se sont relayés au fil des semaines. A l’aide du filet manta, du filet bongo et d’autres appareils scientifiques, ils ont prélevé et échantillonné des micro-plastiques présents dans la mer. Au fur et à mesure de l’expédition, ils nous ont apporté leurs connaissances et leurs prélèvements feront avancer la recherche sur la pollution avec des premiers résultats en 2015.

En cette période de fêtes, Tara étant en chantier, nous vous proposons un best of des interviews et articles scientifiques de l’expédition Tara Méditerranée. 

- LES OUTILS DE LA SCIENCE

Pour cette expédition en Méditerranée à la recherche des fragments de plastiques, ces petits débris flottant à la surface de l’océan, la goélette a fait le plein de nouveaux instruments de prélèvement adaptés à cette pêche un peu spéciale. Tour d’horizon de l’armada scientifique de Tara.

- AU COEUR DU LABORATOIRE SEC

Si les prélèvements de plastique se font depuis le pont arrière de Tara, la science à bord se joue aussi au coeur même du bateau, dans le petit laboratoire sec. Quelques mètres carré exigus où se concentrent des instruments aux acronymes barbares : TSG, ACS et autres BB3. Bienvenue dans le temple de la science en continu.

- PREMIERES OBSERVATIONS APRES 5 MOIS DE NAVIGATION

Formée en océanographie à Rio Grande, au Brésil, Maria Luiza Pedrotti est l’une des scientifiques impliquées dans cette 10ème expédition de Tara. Chercheuse au CNRS, elle travaille au sein de l’observatoire océanologique de Villefranche sur Mer.

- LA COULEUR DES OCEANS

Regarder la mer, ses ondulations, ses variations de couleurs…rien de plus poétique. A bord de Tara, on l’observe, on vit à son rythme, mais lorsqu’il s’agit de la décrire et de la comprendre, la poésie laisse souvent place au pragmatisme et aux mots compliqués : calibration, adsorption, rétrodiffusion. Marie Barbieux, responsable scientifique entre Malte et Marseille, réalise une thèse sur la couleur des océans et nous explique les origines de ces variations chromatiques.

- « LA RECHERCHE PEUT FAIRE AVANCER LES CHOSES. »

Partenaire de Tara Méditerranée, le laboratoire Melissa Dunhaime, dans le Michigan (USA), participe aux stations scientifiques. Pendant 10 jours la scientifique américaine Rachel Cable a participé  l’échantillonnage sur le pont arrière de Tara. De retour aux USA, elle utilise les mêmes protocoles dans les grands lacs laurentiens. Elle a gentiment répondu à quelques questions sur son travail à bord.

- « LES BACTERIES SONT UN PEU LES EBOUEURS DE L’OCEAN »

Parmi les chercheurs qui collaborent avec Tara pour cette 10ème expédition, Jean François Ghiglione qui officie à l’Observatoire Océanographique de Banyuls sur Mer pour le CNRS. A bord pour quelques jours, il ne communique pas seulement sa bonne humeur, il partage volontiers ses connaissance avec beaucoup de pédagogie. Et lorsque Jeff aborde son sujet de recherche, il est intarissable. Focus sur les bactéries présentes dans le milieu marin.

- « DE PETITS MORCEAUX DE PLASTIQUES POURRAIENT ETRE TOXIQUES POUR LES ORGANISMES »

Les recherches de Cristina Fossi visent à déterminer les effets des micro-plastiques sur les animaux marins. A bord du Tara, elle recueille du krill et autres micro-organismes. Au cours de certaines campagnes d’échantillonnage, elle recueille les tissus des balaines pour réaliser des biopsies.

- « LES TORTUES MARINES SOUFFRENT DE L’INGESTION DE NOS DECHETS »

En Méditerranée, le taux d’ingestion de plastique par les tortues caouanne varie de 15 à 80 % selon les régions. Opportuniste, la tortue ne différencie pas le plastique de ses proies naturelles. Un faiblesse qui la place au rand « d’espèce indicatrice » pour la communauté européenne.

- « LA MEDITERRANEE CONNAIT EN MOYENNE LES DENSITES LES PLUS IMPORTANTES DU MONDE »

Chercheur à l’Ifremer, François Galgani étudie les plastiques depuis près de 20 ans. Ce scientifique corse a dédié sa carrière aux dérivés du pétrole. Présents à bord de la goélette cet été, entre la Sardaigne et l’Albanie, il rembarquait récemment pour quelques heures. Un passage éclair qui a permis aux Taranautes d’échanger avec lui autour de la grande table du carré. Extrait de cette discussion. 

- LES VOIES POUR DIMINUER LA POLLUTION PLASTIQUE

Entretien avec Gaby Gorsky, directeur scientifique de l’expédition Tara Méditerranée et de l’Observatoire Océanologique de Villefranche-Sur-Mer. Il fait le point après 7 mois de mission et propose des solutions pour enrayer la pollution plastique en mer.

- PREMIERS CONSTATS SCIENTIFIQUES ÉDIFIANTS

Les analyses des échantillons débuteront en décembre 2014 et de premiers résultats sortiront à partir du printemps 2015. Mais les premiers constats de Tara Méditerranée sont édifiants !