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Tara Expéditions et Surfrider Foundation unis contre les déchets plastiques.

Une vingtaine de bénévoles se sont retroussés les manches, pour nettoyer les plages de Port-Cros samedi 17 mai. A l’occasion de cette « Initiative Océane », les courageux volontaires ont arpenté les plages de la Fausse Monnaie et de Port Man à la recherche d’objets indésirables. Une petite équipe de plongeurs s’est également prêtée au jeu dans la baie de Port Man.

L’équipe de Tara Expéditions s’associe aux membres de Surfrider Foundation Europe pour sensibiliser aux problèmes de pollution plastique. Comme hier, à Port-Cros, lors d’une opération nommée «Initiative Océane», imaginée par Surfrider Foundation. Ce type  d’événement constitue un outil pédagogique probant : les volontaires ont pu constater la pollution par eux-mêmes. De nombreux détritus dérivent jusque sur les plages de Port-Cros, un site pourtant protégé et régulièrement nettoyé par les agents du Parc National.

Une fois le ramassage terminé, les participants se sont retrouvés sur la rade de Port-Cros pour procéder à un véritable inventaire par le tri. Le plastique a malheureusement été classé en tête des déchets les plus abondants : une heure de collecte a suffi pour remplir un sac de 100 litres de détritus plastiques en tous genres. Parmi lesquels figuraient d’improbables bâtonnets : 200 résidus de cotons tiges.

Marion Lourenço, membre de la fondation et accompagnatrice du groupe, explique : «  En fait, les gens les jettent dans les toilettes. C’est un geste complètement incongru ! » Et la présence de ces bâtons n’a rien d’exceptionnel, puisque « 80% des déchets que l’on retrouvent sur nos plages provient des terres ». Les déchets voyagent de l’amont vers l’aval, une longue course fluviale qui prend fin dans les océans. Ce phénomène, les Taranautes le connaissent bien, ils ont pu l’observer à chaque expédition. En janvier 2011, une étude menée à bord révélait même la présence de plastiques dans les eaux antarctiques.

Cette année, avec l’expédition Tara Méditerranée,  les scientifiques embarqués sur la goélette essaieront de mieux comprendre quels sont les impacts de ce plastique sur l’écosystème méditerranéen. Et plus précisément l’impact des micro-plastiques, de très fines particules qui voguent au gré des courants marins en quantité colossale. Les chercheurs essaieront de collecter, quantifier et qualifier ces micro-fragments.

Face à cette problématique, Marion de Surfrider Foundation nous rappelle que le meilleur déchet est celui qui n’est pas produit. Il faut donc faire appel à la règle des 4 R : refusons, réduisons, réutilisons et recyclons !

 

Noëlie Pansiot

 

www.surfrider.eu