A quai du Malécon 2000 (Guayaquil)

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27 avril 2011

A quai du Malécon 2000 (Guayaquil)

Adieu le bleu de l’Océan Pacifique Sud, place aux eaux verdâtres du Canal de Jambeli. Lundi pour guider Loïc le capitaine, durant cette navigation fluviale, un pilote équatorien a embarqué sur Tara. Il faudra quatre heures pour remonter le Rio Guayas bordé de mangrove, et atteindre ensuite le quai du Malécon 2000, situé en plein cœur de Guayaquil. En chemin, la goélette scientifique croise quelques pirogues, quelques bateaux de pêche, et un imposant trois mâts, navire école de la marine équatorienne. Cette remontée du fleuve prend parfois des allures de remontée dans le temps.

A chaque mille marin parcouru, la chaleur humide et les moustiques puisent respectivement l’énergie et le sang des passagers de Tara. Mais ces désagréments des régions équatoriales n’entachent en rien l’excitation de l’équipage à atteindre leur prochaine escale.

En uniformes blancs, les officiers de la marine attendent sur le quai le voilier scientifique. Les amarres sont jetées, la coupée est posée, après plus de trois semaines de mer les membres de l’équipage peuvent enfin poser pied à terre. Pour accueillir scientifiques et marins, le consul honoraire de France à Guayaquil, Monsieur Thierry Souët a fait le déplacement. Après avoir souhaité la bienvenue aux voyageurs, il les met en garde sur les dangers de la ville. Il est préférable de ne pas s’aventurer dans certains quartiers.

Mais le Malécon 2000, où se trouve amarrée la goélette, fait partie des endroits les plus sûrs de la ville. Sur ce long remblai aux allures de croisette, se promènent en toute tranquillité familles et couples d’amoureux, sous le regard bienveillant de nombreux policiers.

Après une nuit réparatrice sur le bateau immobile, l’équipage peut attaquer la première journée de visites officielles. A dix heures du matin, une quarantaine de journalistes se présentent sur le quai, caméras au poing, microphones et stylos à la main. Face à la presse locale et nationale, le chef de mission et le capitaine de Tara introduisent le projet Tara Oceans. A leurs côtés, Monsieur Oscar Garcia Poveda, directeur général d’Interagua et Monsieur Jean-Baptiste Main de Boissière, Ambassadeur de France en Equateur témoignent de leur soutien à cette expédition. Quelques heures plus tard, après le défilé des journalistes à bord du bateau, c’est au tour du maire de Guayaquil, Monsieur Jaime Nebot de rendre visite à l’équipage pour saluer leur travail.

Une fois les visites achevées, marins et scientifiques sont invités à venir déguster le traditionnel ceviche, plat composé de poissons et fruits de mer marinés au citron.

Peu à peu, Tara retrouve sa quiétude. Demain, les visites reprendront avec les ministères de l’écologie et de l’éducation du pays. En attendant, marins et scientifiques reprennent leurs activités respectives. Comme à chaque escale, une longue liste de travaux a été planifiée. Les plus chanceux profiteront de l’après-midi pour s’aventurer dans les ruelles du pittoresque quartier de Las Penas.

Anna Deniaud@font-face {
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