Aux portes de Rio

© C.Guigand / Fondation Tara Expeditions

18 octobre 2010

La dernière station de cette étape Ascencion-Rio s’est terminée ce midi sous des applaudissements. Linda, Sarah, Jean-Louis ont marqué ainsi ensemble la fin de ce marathon de 30 heures.
Dans ce laps de temps environ vingt cinq mises à l’eau de matériel ont été effectuées. Avec quelquefois plusieurs manipulations réalisées en même temps, une vraie fourmilière.

Dans le laboratoire humide, là où l’eau remontée des différentes profondeurs est aussi filtrée, il n’y a pas de répit non plus. Il n’y aura eu qu’une pause cette nuit entre deux heures et six heures du matin, le reste du temps le pont arrière a toujours été animé avec la quasi totalité de l’équipage, en roulement.

Et comme on s’y attendait, les premières observations de cette station longue confirment que nous avons bien changé d’écosystème : « Il y a d’avantage de vie, autant dans ce que nous avons observé dans le laboratoire sec au microscope, que dans ce que nous avons filtré, nous sommes sortis du désert océanique où nous étions depuis Ascencion » m’expliquait après cette station Jean-Louis Jamet, le chef de cette mission qui s’achève. Nous sommes donc bien dans le courant du Brésil désormais.

Ce dimanche, nous avons revu notre premier panache d’avion dans le ciel depuis Capetown. Des sternes et des pétrels tempêtes viennent aussi jouer plus régulièrement dans notre sillage. Rio n’est plus qu’à 450 miles nautiques, soit environ 900 kilomètres, la même distance que la traversée du golfe de Gascogne de la Bretagne Sud à San Sébastien (une paille, après la traversée de l’Atlantique sud en long et en large !).

Cette mission, Le Cap/Rio est donc terminée et notre arrivée au Brésil est prévue le 22 octobre prochain. Nous quittons progressivement cet océan au rythme duquel nous vivons maintenant depuis presque deux mois pour ceux embarqués en Afrique du Sud. Une nouvelle rotation de l’équipe scientifique va avoir lieu à Rio ainsi que d’une partie de l’équipage. De la fournée de Capetown, nous serons encore quatre à rester à bord à Rio, direction Buenos Aires.

Rio est désormais devant nous à quelques encablures, et une page de cette aventure ne va pas tarder à se tourner, avant une nouvelle page plus exotique.

Vincent Hilaire@font-face {
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