Conquête de l’Ouest pour Tara, de Portland à San Diego

© Joanne Rideout

13 juillet 2018

Mardi 10 juillet 2018, après avoir accueilli à son bord, les employés de Billerudkorsnäs – un important sponsor, très engagé auprès de Tara – pour le Capitaine Yohann Mucherie, c’est l’heure des au-revoir. Après avoir effectué la traversée entre Hong-Kong et Portland, il cède sa place à Martin Hertau. Le départ de Portland se déroulera en petit comité. Paré à longer la côte jusqu’à San Diego, c’est une conquête de l’ouest d’un genre marin qui s’annonce pour l’équipage, et sous grand vent.

A bord de Tara se trouvent deux scientifiques océanographes : Aurélie Labarre et Guillaume Bourdin. L’équipe de marins quant à elle est composée de Martin Hertau, capitaine, Nicolas Bin, son second, Loic Caudan, chef de l’ingénierie, Daniel Cron, notre chef de pont, Jonathan Lancelot, responsable des plongées et Sophie Bin, marin-cuisinière. En petit comité, chacun a le droit à sa propre cabine : quel luxe !

Vers 11h00 du matin, les amarres sont larguées. La goélette quitte le quai de Portland et entame sa descente de la « Colombia River ». Le vent n’est pas suffisamment fort, il faut donc utiliser le moteur. Dix heures plus tard, à l’embouchure de l’océan Pacifique, Tara peut enfin déployer ses ailes : la misaine, la grand-voile et la trinquette sont hissées! Ca y est, Tara est prête pour reprendre sa « conquête de l’Ouest » !

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Toutes voiles dehors, Tara navigue en direction de San Diego – © Maéva Bardy / Fondation Tara Expéditions

 

Ce retour aux voiles se déroule sur les chapeaux de roues, une prouesse pour Tara et ses 140 tonnes, un jour de grand prix de Formule 1. Tara vogue à une vitesse de dix nœuds et effectue même des pointes à seize nœuds. Ce rythme soutenu permet à la goélette de d’effectuer 250 miles nautiques en une journée (soit environ 460 km). Il semblerait que ce soit la vitesse à la voile la plus élevée parmi celles recensées au cours de Tara Pacific. À l’aide des filets : HSN (High Speed Net) et Dolphin, les océanographes ont prélevé leurs premiers échantillons d’eau et de plancton, au cours de la matinée du 11 juillet.

Le lendemain matin, le ciel était couvert, les marins ont effectué un empannage, tout en maintenant le bateau à une vitesse moyenne de neuf nœuds. Le cadence est désormais plus lente et Tara reprend son rythme de croisière et chacun retrouve son rythme habituel : les quarts de nuit, les repas délicieux, la sieste (tant convoitée !), les moments de convivialité passés ensemble et le travail, bien sûr !

Andréane Bellon de Chassy
Lara Ladonne Devillers

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