Conséquences de la hausse des températures

©

11 juin 2007

Conséquences de la hausse des températures sur la base Tara

Et oui, partout ailleurs ce serait un plaisir de passer la barre du zéro degré Celsius. Et bien, pour nous, ça ne l’est pas du tout.

Voilà quelques temps que nous n’avons pas parlé de la vie de tous les jours. Voici donc un petit résumé de ce qui s’est passé dans notre quotidien.

Plusieurs évènements inattendus nous ont forcés à changer nos habitudes :
Tout d’abord, la hausse des températures. Et oui, partout ailleurs ce serait un plaisir de passer la barre du zéro degré Celsius. Et bien, pour nous, ça ne l’est pas du tout. En effet, le climat froid nous permettait de conserver les provisions de viandes surgelées dans des caisses à l’extérieur. Maintenant que la température avoisine celle d’un réfrigérateur, cette viande ne peut plus rester dehors. Nous avons donc commencé par concevoir des congélateurs constitués de caisses isolées, recouverte d’une couche de glace et de blocs de neige (type igloo amélioré). Évidemment les congélateurs furent construits sur le bateau pour ne pas perdre cette précieuse cargaison (15 mois de viande) si la glace venait à bouger.
Une fois terminé, nous nous sommes rendus compte que la température à l’intérieur des boites suivait la température extérieure. Nous avons donc entamé un déménagement digne de l’arrivée des provisions il y a 1 mois, pour stocker cette viande dans les congélateurs du bord en déplaçant dehors ce qui s’y trouvait (beurre, fromage…)!!!

La hausse de la température a eu d’autres conséquences. Celle de faire fondre la condensation qui avait gelé cet hiver dans le bateau. Beaucoup de choses furent donc mouillées et il a fallu tout sortir, sécher et ranger.

Sinon, pour parler un peu d’autre chose, nous avons eu une petite défaillance de notre treuil qui nous sert pour les manipulations scientifiques sous marines.
Afin de pouvoir continuer une partie des expériences, notamment la biologie qui ne demande que de descendre à 300 mètres, nous avons du batailler plusieurs jours. Les réunions de chantier se sont improvisées, les essais multipliés et les échecs additionnés pour enfin réussir, mercredi dernier, cette manipulation en toute sécurité pour nous et l’équipement.

Aujourd’hui, presque toutes les expériences scientifiques ont repris leurs cours (sauf les manipulations de grande profondeur ; 3000m) le bateau est de nouveau rangé et du coup nous nous sommes accordés 3 petits jours de repos. Evidemment, les vents violents de ces derniers jours nous promettent quelques heures de pelletage pour nous remettre dans un rythme soutenu de travail.

Charles