Déneigement du bateau

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4 mai 2007

Déneigement du bateau

Cela fait 3 jours qu’on travaille et on commence à peine à en voir la fin. On a déneigé tout le bateau et les bordées (tranchée de 2 mètres de hauteur sur le flanc tribord). Aujourd’hui, on s’attaque à bâbord…

Cette fois, ça y est, après quelques moi de préparation intense, j’y suis. Voici un petit mail pour vous raconter ces derniers jours.

Le 28 avril, je suis parti de Paris avec 40 kilos de bagages direction Oslo, Norvège. J’étais accompagné d’Hervé (le Capitaine de Tara), de sa femme Amélie et de leur fils Naël. D’Oslo, direction Tromso puis Longyearbyen. L’arrivé sur Tromso fut assez spectaculaire car le littoral apparaissait et disparaissait entre les nuages et qu’il se composait de collines enneigées au bord de l’eau (bienvenue dans le froid).

20 heures 45, arrivée à Longyearbyen. Après avoir récupéré les affaires, nous voici filler en direction du campement. Nous y avons retrouvé Mathieu, qui venait de quitter Tara après 8 mois à bord ainsi que Audun et Samuel qui partaient comme moi pour l’été à bord de Tara.
Le lendemain, réveil à 05 heures 30, pour décollage à 06 heures 30. Le vol a duré environ 4 heures dans un DC3 (avions d’Indiana Jones). Les paysages du Spitzberg puis de la banquise étaient magnifiques. J’ai été étonné (et pas forcément rassuré) de voir les nombreuses fissures qui la constituaient. Puis nous avons atterri à 3 kilomètres du bateau qui paraissait tout petit à côté de l’immensité de la glace. Je crois que ce fut la première chose un peu déroutante. La deuxième fut de marcher dans la neige puis de se dire qu’à 1 ou 2 mètres en dessous se trouve l’océan et ses 4 000 mètres de fond.

Pour rejoindre le bateau, il y avait un plus petit avion (appelé communément le twin). Toutes les pistes près du bateau, suffisamment grande pour accueillir le DC3 (environ 1000 mètres) ayant cassée, nous avons du recourir à cette méthode pour acheminer tout l’équipement nécessaire à 5 mois de dérive.

Ce fut à ce moment que je rencontrais le reste de l’équipage. Grant, Guillaume, Jean, Marion, Minh-Ly et Timo. Je fus surpris par le panel de gens et de compétences représentées et aussi par l’impression de calme qui régnait à bord alors qu’il y en avait de partout.
J’ai découvert l’intérieur du bateau et ma cabine (petite, très petite… mais je suis seul).

Le rangement commença l’après-midi même avec le démontage des tentes d’accueil des scientifiques et la préparation de la dernière rotation qui devait avoir lieu tôt le lendemain.

Ce dernier départ nous laissa à dix sur la banquise pour les 5 prochains mois. Dès lors, nous avons rangé, ramené les fûts de kérosènes laissés à côté des différentes pistes, déneigé autour du bateau… C’est là qu’on se rend compte de la taille du navire et de tout ce qu’on peu stocker dedans.

Cela fait 3 jours qu’on travaille et on commence à peine à en voir la fin. On a déneigé tout le bateau et les bordées (tranchée de 2 mètres de hauteur sur le flanc tribord). Aujourd’hui, on s’attaque à bâbord…

Charles