Corail, eau, poisson

© François Aurat / Tara Expeditions Foundation

17 août 2018

Pendant un mois, Libération embarque à bord de Tara pour suivre le travail des scientifiques de l’expédition, au chevet des récifs coralliens du Pacifique.

Corail, eau, poisson

Depuis le pont de Tara, un bosquet de cocotiers vient d’apparaître au milieu de l’océan. Après quatre jours de navigation depuis le Mexique, l’équipage fait enfin face à l’île de la Passion. Clipperton, de son nom d’usage. Clippy, comme l’ont surnommée quelques marins à bord de la goélette. Qu’importe le nom, tout le monde est ravi de passer une semaine face à cette île mythique. «On y est !» entend-on au milieu des cris de joie. Très vite pourtant, il faut retourner au travail, la raison d’être de cette présence à Clipperton, et plus globalement dans le Pacifique depuis plus de deux ans maintenant. Le reste de la journée est dédié à la recherche du meilleur site pour jeter l’ancre – pas de jetée ni de port sur cette île déserte réputée difficile d’accès, ceinturée d’imposantes vagues en rouleaux – puis dès le lendemain, l’équipe scientifique se lance dans une routine désormais bien rodée. «Le protocole de collecte des échantillons a été défini en amont de l’expédition et n’a jamais bougé depuis, se félicite Emilie Boissin, coordinatrice de cette mission Tara Pacific. Par rapport à la première plongée il y a deux ans, nous sommes peut-être plus rapides, plus organisés, plus efficaces, mais nous faisons exactement les mêmes gestes.»

 

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