Des étudiants « Arts Déco » inspirés par Tara

© M.Bardy/Tara Expéditions

11 mai 2015

Le temps d’une journée, vingt élèves en première année à l’ENSAD (Ecole nationale Supérieure des Arts Décoratifs), appelée aussi les « Arts Déco », ont navigué sur Tara.

Il s’agit de la deuxième année consécutive qu’un travail collaboratif, entre Tara et l’ENSAD, est mené. A l’initiative de ce projet, Remi Hamoir, professeur de dessins aux « Arts Déco ». Il a eu l’occasion de monter sur Tara en tant qu’artiste au cours de la mission Tara Oceans, en 2010. Alors, c’est tout naturellement qu’il a proposé ce partenariat à l’école qui recherchait un thème fort pour ses « workshops ». Cette année, la démarche est nouvelle. Les élèves se déplacent depuis Paris jusqu’en Bretagne en quête d’inspiration.

Après deux jours passés à collecter des matériaux, des couleurs, des idées sur les plages du Morbihan, c’est plein d’enthousiasme, que ces étudiants montent à bord de la goélette. Ils réalisent la chance qu’ils ont et en profitent au maximum ! Sur le pont, dans le carré, les élèves griffonnent sur des carnets à l’encre de chine, au fusain… Ils prennent des photos, des vidéos, des sons… D’autres se contentent d’observer en ouvrant tous leurs sens. « On fait le plein d’images et de sensations… Par exemple, le mouvement du bateau, c’est très particulier … et puis il y a les odeurs, les bruits… », raconte Anaïs avec le sourire et les yeux pétillants. La démarche leur plaît beaucoup, Ils prennent conscience de l’importance de s’immerger dans le sujet pour capter des émotions. Loin de l’apprentissage basique enseigné, la consigne pour ce travail est  « N’allez pas là où vous connaissez ».

Au cours des deux prochaines semaines, les élèves vont chacun créer une œuvre sur le thème de « L’eau de la mer », exposée prochainement à la Base Tara de Paris. L’inauguration aura lieu en présence d’agnès b.  « Le défi de cette exposition est d’arriver à faire quelque chose de simple et sensible » confie Anaïs. Et de concert, Anaïs et Héloise de conclure : « Le fait que ça traite de l’océan, que ce soit beau que ça nous touche, c’est une manière de sensibiliser ». Ainsi, en attirant le regard sur la beauté des mers, peut-être, le public prendra-t-il conscience de la nécessité de les préserver.

Maéva BARDY