Embarquée à bord de Tara

© M.Bardy/Tara Expéditions

24 avril 2015

Bien que fraîchement embarquée sur le Tara en tant que correspondante de bord, voilà que je me sens déjà un peu chez moi. Cette impression est probablement due au confort qui règne dans toutes les pièces à vivre.

Le carré est la pièce la plus spacieuse et lumineuse grâce aux grandes baies et à son plafond en forme de bulle transparente qui laisse passer beaucoup de lumière. Les larges coursives permettent de circuler aisément entre le carré et l’avant du bateau, les cabines sont agréables grâce aux panneaux de pont qui laissent passer la lumière naturelle en grande quantité. D’autres petits détails ont également attiré mon attention comme une bibliothèque plutôt bien fournie, les douches sont à l’eau chaude et des radiateurs dans chaque pièces à vivre préviennent du froid pour les missions polaires.  Quant à la cuisine équipée, elle nous ferait presque oublier que nous sommes sur un bateau. 

A la fois, cette impression n’a rien d’étonnant pour un navire qui part en mission au « bout du monde » pendant parfois plusieurs années. Même si l’équipe à tous les postes (marins, scientifiques, cuisinier et correspondant de bord) se relaie régulièrement à bord, il faut pouvoir se sentir à l’aise rapidement.

En fait, j’ai surtout été impressionnée par l’ambiance de travail. Tout est soigneusement organisé. Des posts-it collés sur un tableau permettent à chacun de connaître les tâches en cours et celles qui restent à faire. La journée commence à 8h et tous les matins, au cours de la réunion de travail, chaque membre de l’équipe est invité à s’exprimer à son tour sur ce qu’il s’est fixé comme tâches à accomplir dans la journée, le temps nécessaire estimé et les difficultés qu’il rencontre. Même après plusieurs mois de chantier, il reste encore beaucoup de petites choses à terminer : une moquette à changer dans le carré, une recherche ardue de défaut d’isolement dans la console moteur du poste de pilotage, la création d’étagères de rangement dans la cale arrière et la mise en place de 120 leds afin de remplacer l’ancien système d’éclairage.

Bref, pas le temps de chômer, tout doit être en ordre pour notre arrivée à Penerf aujourd’hui où l’heure est à la communication et à la sensibilisation auprès du grand public. Les visiteurs nous attendent samedi et ne doivent surtout pas se douter de l’ambiance de chantier qui régnait à bord la veille.

Maéva Bardy

 

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