En route pour Paris

© Nicolas De La Brosse / Fondation Tara Océan

19 février 2020

Le 23 novembre, la goélette Tara est revenue à bon port à Lorient de retour de 6 mois de Mission Microplastiques 2019. L’occasion pour Tara de se refaire une beauté hivernale à sec, en Bretagne, pour de nouvelles aventures en 2020, à commencer par Paris du 29 février au 13 avril.

Deux mois de chantier

Après un semestre à sillonner neuf des plus grands fleuves d’Europe pour étudier les origines de la pollution plastique, c’est à sec que le travail démarre dès décembre.

À Lorient, l’équipage s’affaire. À l’intérieur, on repeint et nettoie les huit cabines, la coursive et la cale-avant. Sur le pont, on change des bouts et nettoie les winchs. Quant au carré, centre névralgique de la goélette, un nouvel appareil y fait son entrée pour aider à préparer les soirées parisiennes à bord de Tara… la cuisinière ! Côté mécanique, un nouveau groupe électrogène est installé dans la cale-avant. Côté science, le treuil a retrouvé sa place dans la cale-arrière. Pas de répit pour nos marins !

saidLe soudeur Saïd (SLTIM) lors du chantier de Tara © François Aurat / Fondation Tara Océan

Le 31 janvier, aux premières lueurs, la goélette regagne l’eau du port de pêche de Lorient et l’équipage se réinstalle à bord avec matelas, livres et coussins pour rendre la goélette chaleureuse. Tara est prête, enfin presque… À quai, du haut de leurs 27 mètres, les deux mâts rendraient presque la tour Eiffel jalouse. Mais pour voguer jusqu’à la capitale et pouvoir se faufiler sous les ponts de la Seine, il faudra démâter Tara. L’équipage a donc préparé les supports en bois qui soutiendront les mâts pour ce bref voyage sur le fleuve et ses six écluses.

Démâtage et remontée de  la Seine

Début février, Carole, la cheffe-marin, foule de nouveau le pont de Tara avec son balluchon, son grand sourire et ses idées de recettes. Le capitaine presse le pas et, du cockpit à la cale arrière, c’est tout l’équipage qui continue de s’activer à bord, impatient de reprendre la mer. L’heure est au départ, Paris appelle.

DSCF4170Tempête dans la Manche © François Aurat / Fondation Tara Océan

Le 14 février, la goélette quitte la Bretagne et son port d’attache et, par des vents de 40 à 50 nœuds, file au portant entraînée par la forte houle en Manche. Cap sur Le Havre. Sous le pont Mirabeau coule la Seine… Sa crue actuelle laissera-t-elle passer la goélette comme prévu ? Restons optimistes, il reste encore une bonne semaine !

Merci à Martin, Nico, Daniel, Fanch, Léo, Monch, Carole, Thibault, Tommy, Fred, Saïd et aux bénévoles présents sur le chantier pour leur travail et leur aide. 

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