Gibraltar

©

25 avril 2014

Le fameux détroit est un véritable noeud au centre de quatre points cardinaux: l’Europe au nord,  l’Afrique au sud, l’Atlantique à l’ouest et la mer Méditerranée à l’est. Tara est entrée ce 25 avril en Méditerranée, son nouveau champ d’investigation pour les 7 prochains mois.

Gibraltar est aussi une ville, une enclave anglaise (depuis 1704) en Espagne, aujourd’hui une zone franche, un pied en Méditerranée pour les Anglais et un point de surveillance du trafic maritime, un rocher devenu une véritable base navale.
Quand on vient de l’Atlantique c’est d’abord Tarifa que l’on aperçoit. Un petit port  mythique pour les fanatiques de planches à voile et de kite-surf. Au vu du nombre de jours de vent frais dans l’année cette ville, nichée au bord de l’eau et au pied de collines coiffées de centaines d’éoliennes, est au cœur d’un régime de vents soufflants alternativement d’ouest en est selon la saison, un vrai ventilateur pour le bonheur des aficionados des sports de glisse.

Avec ses 40 kilomètres de long et 8 kilomètres de large entre l’Espagne et le Maroc,  le détroit de Gibraltar est un carrefour étroit où transite une grosse partie du transport maritime mondial de marchandises et de matières premières. Sa situation géographique singulière en fait aussi un lieu de trafic en tout genre, de drogue comme de clandestins.
Il représente malheureusement aussi une épreuve ultime, la dernière étape d’un odyssée effectué par des Africains qui misent  sur ce droit de passage l’argent économisé pendant des années par toute une famille pour pouvoir aborder l’Europe, l’eldorado qui cristallise les rêves de réussite et de vies meilleures. L’issue de ce voyage est souvent tragique.
Ce détroit fait figure de porte naturelle de la mer Méditerranée, aujourd’hui Tara se faufile au travers de l’effervescente activité du lieu pour effectuer sa prochaine mission cette année.

Un salut au rocher, gardien de l’entrée, Tara sort sa garde robe complète, grand-voile, misaine, yankee, trinquette et profite de l’effet venturi de Gibraltar pour glisser sur une eau plus chaude, plus salée.
Ce sont des retrouvailles pour Tara qui en 2004 et en 2009 lors de Tara Océans était déjà venue travailler sur cette mer.

Martin Hertau