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© P.Planté/Tara Expéditions

21 septembre 2015

Après une semaine londonienne riche en rencontres et échanges, Tara parcourait sa dernière ligne droite ce vendredi 18 septembre vers son port d’attache, Lorient.

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©P.Planté/Tara Expéditions

Au départ de Londres, après une descente de la Tamise au soleil couchant, Tara passe une première nuit calme, en mer, pour se réveiller au petit matin dans les eaux territoriales françaises. La vie de bord reprend son cours. Chacun vaque à ses occupations et en profite aussi pour se relaxer. Un moment de détente sur le pont permet d’apercevoir les ailerons élancés de dauphins communs. Quelques instants plus tard, c’est tout un banc qui vient jouer devant l’étrave du bateau. Avec allure et vélocité, nos compagnons de route nous escortent pour le bonheur de tous. « La présence des dauphins, ça se mérite ! » souligne Martin Hertau, Capitaine, avec un large sourire.

Un moment de grâce durant lequel la lumière et les nuages se sont passés le mot pour nous offrir un tableau d’une grande beauté, digne d’une aquarelle impressionniste. Un horizon mêlé de nuages blancs et gris anthracites pour spectacle, peu de vent mais suffisamment pour que la brise gonfle les voiles et la goélette esquive le prochain grain.

Tara toutes voiles dehors pour son retour au port de Lorient

Tara toutes voiles dehors pour son retour au port de Lorient. ©P.Planté/Tara Expéditions

Le lendemain, la journée de navigation se déroule pour le mieux. On ressent néanmoins une légère impatience parmi l’équipage. On rigole, on se taquine, la fin du périple approche et chacun commence à se projeter après l’amarrage au port breton. La préparation du prochain chantier du bateau est déjà dans les esprits.

Loïc Caudan, mécanicien et marin polyvalent à bord, va retrouver les siens, à Lorient. Un moment très attendu pour ce breton d’adoption qui a choisi de poser ses valises et de s’établir dans la cité des Merlus. Ce futur papa va pouvoir, le temps du chantier prévu pour la goélette, savourer d’être auprès de sa famille et assister à la naissance de son premier enfant à la fin de cette année.

 

Loïc Caudan, mécanicien et marin polyvalent à bord, durant son quart de nuit.

Loïc Caudan, mécanicien et marin polyvalent à bord, durant son quart de nuit. ©P.Planté/Tara Expéditions

Encore une nuit à bord et pour son dernier quart, Loïc tracera la route dans le Finistère. Dans la zone de Ouessant et son puissant courant, le Fromveur, il faut rester vigilant et ne pas manquer le balisage. Un passage dans le chenal du Four, un alignement du cap dans l’axe des phares de la pointe Saint-Mathieu et du phare Kermorvan et le tour est joué. Sous une nuit étoilée, la pointe du Raz se devine au loin. Les voiles gonflées, une vitesse moyenne de 7 nœuds, Tara devra  encore naviguer quelques milles avant de passer la baie d’Audierne.

Pour la dernière après-midi en mer, le soleil est au rendez-vous sur les côtes bretonnes. Dans la timonerie, un air de Django Reinhardt. Tara file sous le vent. Face à l’île de Groix, l’équipage décide de hisser la plus grande voile, le Spi de 200 mètres carré. Toutes voiles dehors vers Lorient qui nous tend les bras. Trois semaines de pause et de travaux de maintenance au port breton, puis la goélette se mettra en route pour Nantes pour rejoindre la première GreenWeek nantaise, dédiée au développement durable. Une escale prévue du 15 au 24 octobre avant de mettre le cap sur la conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP21) à Paris.

Pauline Planté, correspondante à bord

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