Ils étaient là, les derniers aventuriers, sur les mers et sur le sol libanais…

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14 décembre 2009

Ils étaient là, les derniers aventuriers, sur les mers et sur le sol libanais…

 

« Ma vie est intègre, mes mœurs sont pures, mes mains sont nettes. »

Jean Giraudoux

Le message de Tara, c’est l’espoir : tout n’est pas perdu au contraire, tout reste à faire : il faut repenser toute une économie à bout de souffle. Le développement durable ce n’est pas un coût, c’est le nouveau modèle économique de demain. C’est l’opportunité de monter dans le train – ou  le bateau – ou de rester à quai. Il serait étonnant que ce libanais, qui se réclame d’une Phénicie marine et commerçante, ne soit pas de ces nouveaux explorateurs, ces précurseurs qui auront gagné les nouveaux mondes avant les autres…

La Nature n’est pas une mode, l’Ecologie n’est pas un épouvantail et le Liban n’est pas impuissant. Dans le pays de toutes les confessions, il est temps d’avoir la foi.  Foi en notre pays, qui tire ses ressources pour moitié dans l’intelligence des hommes, et pour autre moitié dans sa nature unique au monde : la mer, la montagne, la plaine, l’eau douce, la lumière, réunis dans un si petit pays. Redevenir un tout est l’enjeu du Liban. La foi dans la beauté de sa nature peut unir tous ses habitants derrière la même religion. La protection de notre mer, de notre eau est le projet politique le plus viable et le plus fédérateur pour tout libanais, attaché plus qu’aucun autre à sa terre meurtrie d’exils. Ceci la Ville de Beyrouth l’a déjà compris, qui a décerné sa médaille et un don conséquent au Fonds Tara. Les jeunes aussi le pressentent, à l’étonnement de l’équipage de Tara devant la curiosité et l’intérêt des lycéens libanais. Les scientifiques libanais du CNRS sont aussi et déjà à pied d’oeuvre, avec leur propre bateau scientifique, le Cana, donnant lieu à un formidable échange entre chercheurs lors du passage de Tara.

Alors il ne tient qu’à chacun de nous désormais d’y croire, et j’aimerais croire, moi, que ce Liban pourra un jour délivrer son message ! Nous pourrions rendre à ce paradis ce pour quoi nous nous sommes finalement toujours battus : Préserver son intégrité.

 

Par la citoyenne libanaise, Yasmine Gemayel après le passage de Tara à Beyrouth