ITW Fabrice Roussel : Au coeur de l’estuaire nantais, cap sur la COP21

© C.Lesacq/Tara Expéditions

19 octobre 2015

Invitée par Nantes-Métropole et la région Pays de la Loire à participer à la première GreenWeek, Tara a reçu la visite des élus locaux ce jeudi. Dernière escale sur sa route vers Paris Climat 2015, cette visite nantaise a été l’occasion d’échanger avec Fabrice Roussel, premier vice-président d’une métropole reconnue au niveau européen pour ses engagements environnementaux.

Nantes-Métropole a souhaité inviter Tara à la GreenWeek, pourquoi était-ce important pour vous ?
Cette première GreenWeek a pour vocation d’être un lieu d’échange, de rassemblement, pour réfléchir à un nouveau modèle économique et à la transition énergétique. Les travaux de recherche de Tara consacrés aux impacts du changement climatique sur les océans s’inscrivent donc totalement dans cet événement. Le fait que le bateau soit ouvert au public et qu’il y ait un partage des travaux scientifiques de Tara notamment via l’exposition, correspond à cette volonté d’éveiller et d’augmenter les consciences environnementales.

Votre mobilisation intervient à quelques semaines de la COP21…

Oui, et en cela, nous sommes particulièrement honorés que Tara fasse sa dernière escale ici, à Nantes, avant de rejoindre Paris. À l’approche de la COP21, la mobilisation doit devenir de plus en plus importante jusqu’à fin novembre, pour que la pression soit la plus forte possible et permette que des décisions courageuses soient prises par nos dirigeants. La présence de Tara contribue à cela.

Nantes, ville estuaire, est-elle plus sensible aux problématiques de l’océan ?

Les Nantais sont bien sûr attachés à l’estuaire, à la Loire et à l’Océan. Nous avons d’ailleurs récemment eu un débat au niveau de Nantes-Métropole sur la Loire, pour réfléchir à comment mieux la valoriser, la respecter, et concilier développement économique et respect environnemental. Mais l’engagement de Nantes dans ce sens date de plusieurs années. Nantes a été élue capitale verte de l’Europe en 2013, ce qui était une reconnaissance de l’action que nous menions depuis plus de 20 ans, notamment avec notre politique de transport et la préservation des zones vertes. Et nous ne nous arrêtons pas là puisque Nantes-Métropole a fixé un nouveau cap avec l’objectif de moins 50% d’émission de gaz à effet de serre d’ici 2030.

Selon vous, quel poids peuvent avoir des initiatives aussi locales que la GreenWeek ?

Les collectivités ont un rôle important à jouer dans la transition énergétique. Elles permettent de partager localement les recherches, de mieux faire comprendre les enjeux, d’organiser des débats. C’est la proximité qui permet de mobiliser les citoyens. Les villes permettent aussi également d’encourager les entreprises innovantes, de chercher des solutions… et ces solutions peuvent ensuite être des modèles reproductibles pour d’autres villes. En cela, il faut capitaliser ce qui est fait au niveau local et faire vivre un réseau européen.

Clémence Lesacq

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