La plongée au coeur de Tara Pacific

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19 juillet 2016

La plongée sous-marine sera l’approche principale pour étudier les récifs coralliens pendant les deux ans et demi d’expédition dans le Pacifique. Cette activité a nécessité la mise en place d’un cadre rigoureux afin de garantir un niveau élevé de sécurité.

Au cours de l’expédition, la goélette Tara fera étape dans une quarantaine d’îles situées dans le Pacifique. Les récifs coralliens environnant chaque île, seront l’objet de prélèvements et d’observations (coraux, herbiers, sédiments, planctons et poissons). Un travail qui nécessite le recours à la plongée sous-marine. La collecte de ces données scientifiques demandera quatre à cinq jours de travail pour chaque île, à raison de quatre plongées par jour qui mobiliseront, au total, jusqu’à huit personnes, chacune ne plongeant que deux fois par jour.

 

Les bouteilles de plongée, neuves et prêtes à l’emploi
Les bouteilles de plongée, neuves et prêtes à l’emploi © Maéva Bardy / Fondation Tara Expéditions

 

Devant la fréquence des plongées, la priorité est portée à la sécurité autour de cette activité. Un protocole rigoureux a été mis en place qui détermine les rotations des équipes de plongeurs, liste les contacts des centres hyperbares les plus proches, les procédures d’évacuation, de ré-immersion, etc. La plupart des plongées se feront à une profondeur n’excédant pas 10 mètres, afin de limiter la saturation en azote et les paliers de décompression. Dans le cas où des plongées à plus de 40 mètres de profondeur seraient envisagées, un médecin hyperbare sera embarqué sur Tara. Si besoin, il sera en mesure de déployer le caisson de recompression hyperbare gonflable installé à bord de Tara à Lorient avec le soutien du Service de Santé des Armées.

Les plongées sont sous la responsabilité du chef opérateur hyperbare et du capitaine. Durant toute l’expédition, deux plongeurs professionnels et moniteurs de plongée, David Monmarche et Jonathan Lancelot, se relayeront à ce poste de Chef de Plongée. Ils mettront ainsi en place une routine autour de ces journées de plongée, de la sécurité et de l’entretien du matériel de plongée (entièrement renouvelé pour l’occasion). Ils feront également le lien entre les différentes équipes scientifiques, afin d’assurer une continuité des routines et des protocoles de prélèvements. Ainsi, que ce soit au Panama ou Aux Samoa, les échantillons seront toujours collectés de la même manière.

 

David Monmarche (chef opérateur hyperbare) prépare les valises de sécurité pour la plongée
David Monmarche (chef de plongée) prépare les valises de sécurité pour la plongée © Maéva Bardy / Fondation Tara Expéditions

 

Scaphandrier Classe II Mention B de formation, le chef de plongée encadrera les plongées dédiées à la science s’effectuant dans un cadre professionnel. Elles concernent les scientifiques et les marins ayant un certificat d’aptitude au travail en milieu hyperbare valide, français ou équivalent. Ces plongées sont soumises au code du travail et respecteront les tables MT92 (Ministère du Travail) qui déterminent le nombre et la profondeur de paliers à effectuer en fonction de la profondeur et de la durée de la plongée.

Le chef plongée, aussi moniteur de plongée (Brevet d’Etat d’Educateur Sportif 1er degré – BEES1), encadrera les plongées dites récréatives qui concerneront toutes les personnes à bord dépourvues d’un brevet professionnel. Les artistes, les journalistes embarqués, ou les scientifiques locaux, par exemple, auront besoin pour leur travail de s’immerger. Ces plongées seront menées dans un cadre de « plongée sportive », sous la responsabilité du moniteur de plongée du bord, dans les mêmes conditions qu’un club de plongée français.

Maéva Bardy

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