Les ordinateurs à bord

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31 janvier 2007

On ne dénombre pas moins de onze ordinateurs portables à bord. Trois sont dédiés exclusivement aux recueils de données scientifiques (dont un Panasonic TOUGHBOOK tous terrains qui fonctionne même par moins 35°) , un pour les communications et en particulier la connexion internet.

29 Janvier 2007, cent quarante sixième jour de dérive.
Position : Dérive par  84° 48′ N-137° 32′E, vitesse 0.1 nœuds 120° .
Vent  4 nœuds secteur nord ouest.
Visibilité Bonne, ciel clair.
Lune : Premier quartier
Jour : Faible lueur sur l’horizon au sud
Banquise : Stable.
Température de l’air : – 23˚C
Température de l’eau : -1,7˚C

Il y a un ordinateur dont tout le monde se sert pour la gestion de la musique et des photos, les autres sont des ordinateurs personnels. Chacun passe beaucoup de temps derrière son écran, principalement pour écrire un journal de bord ou des mails, ranger dans un album numérique les nombreuses photos ou regarder un DVD. Grant, en tant que chef d’expédition, doit remplir un journal de bord, faire de nombreux rapports d’activités et rédiger des articles pour la presse anglo-saxonne. L’ordinateur de Matthieu sert occasionnellement au traitement des images vidéo ce qui nous permet d’envoyer à terre des petites séquences. Le mien sert en plus à la gestion des vivres et de la pharmacie, et à la rédaction des rapports de consommations tout comme Nicolas pour les machines.
Et lorsque l’un d’entre nous sort de sa cabine la mine défaite, les yeux rouges et l’humeur triste, il ne faut pas chercher trop loin, il a sûrement été victime d’un « plantage » source de saute d’humeur imprévisible. Et c’est Matthieu qui trouve en général la thérapeutique adaptée, parfois au prix d’une opération à « cœur ouvert ».
Outil de travail, outil de loisir, outil indispensable ? Rien ne sert d’épiloguer et Bill Gates de se frotter les mains !
Et si Nansen nous voyait ?

Denys