Mauvais temps

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13 avril 2007

Mauvais temps

Il neige, il neige sur Longyearbyen et ce temps mi figue mi raisin ressemble bien à notre humeur. Les problèmes administratifs se résolvent et le parachutage du matériel nécessaire à l’agrandissement de la piste semble se préciser.
Mais que tout cela semble lent quand on est si près du but.
La vie s’organise.
A bord ils arrangent la piste du mieux qu’ils peuvent et transportent les drums de kérosène vers l’air de décollage.
L’équipage restant qui doit débarquer compte sans doute les minutes mais les pilotes du DC3 veulent que deux buttes de glace qui se trouvent de part et d’autre de la piste soit enlevées et ce travail ne peut se faire à la main.
La piste traverse une crête de compression qui a été percée avec le petit bulldozer, et c’est la glace de cette crête qui gêne les pilotes.

Il neige, et la neige arrête le temps.
Tout semble se figer, le DC3 se recouvre d’un manteau blanc.
Romain contacte TARA : La voix de GRANT nous raconte le temps là-bas, la glace, les drums à bouger, la recherche d’un espace plus facile à transformer en piste de 1 kilomètre de long.
Toutes les énergies sont tendues vers un seul but: faire poser le DC3.
Romain est à son dixième plan de chargement de l’avion.
Les caisses et le matériel sont rangés en lignes dans le hangar, chaque ligne correspond à un vol.
Pour les passagers cela se complique car le temps n’est pas extensible, le dernier vol est le 29 Avril, et ce retard pose de sérieux problèmes de logistique.
Le temps perdu ne se rattrape pas. Certains ne pourront pas voler vers TARA.

Les pilotes partent vérifier leur avion, Michael et Arnaud filment des scènes de la vie de l’équipe aux Svalbard, certains vont se promener en ville, Hélène prépare à manger.
Une dépression arrive dans notre Nord et nous prépare une tempête pour demain.
Jeudi matin Jean-Claude Gascard, Christian de Marliave et des scientifiques sont arrivés.
Tous les hôtels sont complets à Longyearbyen.
La neige laisse percer un rayon de soleil.
Le bel avion rouge au ventre blanc semble prêt au décollage.

Jean Collet