Morceaux choisis de la vie à bord de Tara

© F.Latreille/Tara Expéditions

13 octobre 2014

Lors de son séjour de deux semaines à bord de Tara entre Marseille et Naples, Clémence Lesacq, gagnante du concours d’écriture Libé-Apaj a relevé des mots et phrases prononcés par l’équipe et qui l’ont marquée. Tantôt drôles, émouvants ou émerveillés, ces propos racontent la vie à bord de la goélette, et témoignent d’une expérience unique.

 

« Il y a eu la génération Cousteau, maintenant c’est la génération Tara. Et j’en fais partie. C’est fou. »
- Marie Barbieux, plus jeune scientifique à bord, Marseille le 28/09/14

« C’est un cadeau de la vie »
- Maryvonne Henry, scientifique, départ au petit jour de Marseille le 29/09/14

« Ce bateau, il ressemble un peu au navire d’Albator. C’est de la science-fiction, il y a quelque chose de vraiment étrange… »
- Katia Kameli, artiste à bord de Tara, le 29/09/14

« Les dauphins, ils ont tout compris. Ils utilisent 20% de leur temps pour chasser et se nourrir, et les 80% restant ils les passent à se balader, jouer et se reproduire. En 2014, on pourrait penser que l’homme a assez évolué pour pouvoir faire la même chose… »
- Martin Hertau, capitaine de Tara, le 30/09/2014

« On le dit ! »
- Nicolas de La Brosse, second capitaine, refusant de dire « oui », mille fois par jour

« Bien sûr que j’aime la terre, le vert, la randonnée…ce n’est pas contradictoire avec aimer la mer. Mais la mer c’est particulier, c’est un autre espace-temps. On travaille tous les jours, on dort la nuit, le jour, selon qu’on ait fait un quart de nuit… C’est ça, c’est un autre espace-temps. »
- Samuel Audrain, chef mécanicien, dialogue entre terre et mer, le 1/10/14

« Est-ce que c’est beau dehors ? (éclats de rire) Mais qu’est ce que je dis ! Bien sûr que c’est beau dehors ! »
- Maria-Luiza Pedrotti, premier matin aux Voiles de Saint-Tropez, le 2/10/14

« C’est toujours la même chose quand on allume les moteurs le matin. Thérèse (moteur tribord) elle fume et Brigitte (moteur bâbord) elle chauffe et elle fuit »
- Martin Hertau, monologue des moteurs, le 2/02/14

« Etre ici, c’est du bonheur tous les jours. Parfois, je m’en rends plus compte tellement je suis submergée. »
- Marie Barbieux, le 2/10/14

«  Le bateau, c’est l’éloge de la lenteur. On n’avance pas vite mais on ne s’arrête jamais, on peut faire des kilomètres avec un même bateau. (…) Plus qu’un mode de transport, c’est un mode de vie.
– Oui, il me semble que l’important n’est alors pas le lieu où l’on va, mais le fait même d’y aller. »
- Dialogue de Martin Hertau et Sylvain Couzinet-Jacques, artiste photographe à bord, le 4/10/14

« J’ai l’impression qu’à chaque fois que quelqu’un quitte Tara, il laisse à bord un bout de son coeur… Et ça doit être pour cela qu’on s’y sent si bien. »
- Derniers mots de Maria-Luiza Pedrotti, me disant au revoir sur le quai napolitain, le 11/10/14

 

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