« Nous sommes les seuls à cette latitude »

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1 mars 2007

« Nous sommes les seuls à cette latitude »

1er mars 2007, ouverture de l’Année Polaire Internationale (IPY) au Palais de la Découverte à Paris.
Nous sommes actuellement les seuls à cette latitude. A cette latitude pour étudier le changement climatique et « approvisionner » les banques de données des 46 laboratoires de recherches regroupés sous la dénomination de DAMOCLES (Developing Arctic Modelling and Observing Capabilities for Long-term Environmental Studies).
Pour être présent durant une année pleine sur la banquise, il a fallu nous mettre en place à la fin de l’été, au moment où la banquise est réduite au maximum, si bien que nous dérivons maintenant depuis plus de six mois. Il est important pour nous de faire un premier bilan à l’ouverture de cette Année Polaire. Tout d’abord, il faut mettre en avant les qualités de Tara qui s’est comporté face à la banquise comme ses concepteurs l’avaient prévu, en montant sur la glace sous l’effet des compressions. Nous avons aussi constaté sa solidité face aux assauts de cette banquise mouvante qui ne nous a pas épargné. Tara démontre qu’il est un plateau technique unique et un cocon douillet pour nous. Le bilan scientifique est riche en enseignements, profitant de cette période de mise en place pour installer et tester les différents capteurs météorologiques, océanographiques… qui seront pleinement opérationnels lors de la venue des équipes scientifiques au mois d’avril. Nous avons pu constater que la présence humaine est encore indispensable pour assurer la maintenance des appareillages mis à mal par le climat extrême qui sévit. Et enfin, le bilan humain est important, la cohésion face aux conditions parfois difficiles et aux évènements imprévus montre que l’esprit d’équipage tel que nous le vivons sur un bateau n’est pas la moindre des qualités. 

Denys