Premiers instants de Tara Pacific

© Maeva Bardy

31 mai 2016

Tara a quitté Lorient samedi soir, sous les acclamations du public venu assister au départ. Parmi les supporters, les familles et les amis qui se sont parfois déplacés de loin pour un dernier au-revoir. Après ce bain de foule, marins et scientifiques se retrouvent, à bord de la goélette, pour les premiers instants de l’aventure. Tandis que les marins veillent au bon fonctionnement du bateau qui fait route pour Miami, les premiers prélèvements d’eau de mer sont en cours. L’expédition a déjà commencé.

 

28 Mai 2016, départ du Tara du port de Lorient.
28 mai, départ de Tara du port de Lorient © Fanch Galivel

Après la bénédiction du diacre et les derniers adieux au cortège de bateaux ayant accompagné Tara devant l’île de Groix, ne restent à bord que les douze membres de l’équipage : six marins, quatre scientifiques, une membre de la base Tara à Paris et une correspondante de bord. L’ambiance du bord s’en trouve d’un seul coup changée. Tous les membres de l’équipage profitent de ces premiers instants magiques et réalisent que l’expédition a commencé. Le temps est clément et offre un magnifique coucher de soleil qui chasse l’impatience et l’excitation liées aux intenses préparatifs de ces dernières semaines. Les sourires sont sur toutes les lèvres.

Michel Flores et Yajuan Lin assis au dessus de l’igloo, profitent du premier coucher de soleil au départ de Lorient.
Michel Flores et Yajuan Lin assis au dessus de l’igloo, profitent du premier coucher de soleil au départ de Lorient © Maeva Bardy

Chacun prend très vite ses fonctions. Marion Lauters, marin-cuisinière à bord de Tara, est déjà en train de préparer le repas du soir. Samuel Audrain, capitaine, définit les équipes de quart pour la première nuit. Les marins se relayeront ainsi à la barre toutes les quatre heures. De leur côté, les scientifiques s’attèlent à préparer le matériel pour effectuer dès que possible les premiers prélèvements en haute mer. Encore des manipulations à caler, des protocoles à affiner… Il n’y a pas de temps à perdre « parce qu’en mer tout prend deux à trois fois plus de temps qu’à Terre » commente Michel Flores, scientifique en charge des prélèvements de particules atmosphériques.

Le travail en mer est en effet bien différent. Le roulis du bateau est un frein aux gestes et aux déplacements. Les consignes de sécurité sont annoncées en anglais par Nicolas Bin, second, afin que tout le monde comprenne. A bord, quatre nationalités cohabitent : un mexicain, un américain, une chinoise et une majorité de français. Chacun d’horizon différent, avec des expériences en mer bien distinctes. Cette expédition s’annonce comme un beau challenge humain, celui d’apprendre à vivre et à travailler ensemble en huis-clos pendant plusieurs mois, voire pendant un an pour Guillaume Bourdin, ingénieur océanographe, qui jusque-là n’avait totalisé qu’une semaine en mer sur un bateau.

 

L’équipe Tara Pacific au départ de Lorient
L’équipe Tara Pacific au départ de Lorient © Maeva Bardy

Présentation de l’équipage (sur la photo de gauche à droite de haut en bas) :
- Samuel Audrain (capitaine)
- Nicolas Bin (second)
- Daniel Cron (chef mécanicien)
- Marion Lauters (marin-cuisinière)
- Julie Lhérault (chef de pont)
- Louis Wilmotte (marin-électricien dit aussi fusible)
- Léa Godiveau (bénévole)
- Maéva Bardy (correspondante de bord)

Les scientifiques :
- Thomas Leeuw (ingénieur optique)
- Michel Flores (développeur du système de prélèvements atmosphériques)
- Yajuan Lin (en charge de l’installation du spectromètre de masse)
- Guillaume Bourdin (ingénieur océanographe – en charge des prélèvements d’eau de mer à haute vitesse)

 

L’équipe Tara Pacific au départ de Lorient
L’équipe Tara Pacific au départ de Lorient © Maeva Bardy

Maéva BARDY, correspondante de bord

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