Quand la baleine s’apprête à reprendre la mer…

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29 juin 2009

Quand la baleine s’apprête à reprendre la mer…

Les dernières semaines avant la mise à l’eau sont toujours des moments d’intense activité. La phase finale du remontage n’est pas une chose facile car il faut souvent remodifier ou refaire  afin d’ajuster au mieux. Les soudeurs et métalliers terminent pour ainsi dire dans l’urgence certains travaux. Dans le bruit incessant des meuleuses, les aménagements prévus sur le pont sont implantés. Cela a été le cas plus précisément en début de semaine avec la mise en place du laboratoire humide et d’une grosse pompe péristaltique qui va servir au prélèvement de l’eau qui sera ensuite filtrée puis étudiée.

Nous avons hâte de mettre en route ce à quoi nous travaillons depuis de nombreuses semaines. La mise à l’eau est la fin d’une étape, la prochaine début juillet sera d’effectuer tous les réglages, tant au niveau du gréement que de ses nouvelles installations. Les essais seront évidemment réalisés en compagnie des scientifiques qui embarqueront à bord peu après la mise à l’eau.

Au fur et à mesure le bateau se transforme et l’apport de toute ces infrastructures  modifie la silhouette gracieuse de la goélette polaire mais nous immerge en même temps dans la vie de l’expédition qui devient plus en plus concrète. Il nous reste encore beaucoup de choses à organiser et à mettre en place avant notre départ mais à force de moyens et surtout d’énergie et de travail, les choses se transforment.

Parmi  les problèmes à régler, nous avions aussi le stockage des produits dangereux dont se servent les scientifiques pour réaliser leur études sur la biodiversité marine. Afin d’envisager toute les possibilités, nous nous sommes rapprochés de l’Ifremer, institut qui connaît bien ce genre de problèmes. Lors de ce déplacement à Brest, nous avons visité l’Atalante et y avons pris de précieux renseignements. En compagnie de Sébastian Dupont chargé du chantier, nous avons pu discuter des différents moyens de stockages pour les produits dangereux comme par exemple les armoires spécialement prévues a cet effet mais qu’il nous faut adapter, les bateaux concernés étant de taille supérieure à Tara.

Le navire, devenu plate forme de travail pour les scientifiques reste avant tout une base itinérante à la rencontre de notre monde, à la découverte du monde des océans et de sa diversité. 
La semaine prochaine  le treuil va être installé avant la mise a l’eau et grâce à cette technologie, des données d’une valeur inestimable pour le recherche sur la trop rapide évolution de notre monde.

Hervé Bourmaud, capitaine de Tara