Quand Tara rencontre des baleines

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14 septembre 2009

Quand Tara rencontre des baleines

Nous sommes au 36ème degré Nord, pratiquement à la latitude de Tanger, au large des côtes portugaises. La journée a été consacrée à une station de prélèvement d’échantillons (la 3ème depuis notre départ de Lorient).

Dans ce cas les voiles sont affalées, le moteur réduit au minimum et nous nous laissons dériver au-dessus des grandes profondeurs (4 000 mètres aujourd’hui). Les scientifiques ont tout un panel de filets et de pompes pour prélever de grandes quantités d’eau de mer, la filtrer et conserver les échantillons de plancton récoltés pour qu’ils soient analysés plus tard, à terre. Parmi ces outils, il y a une pompe reliée à un grand tuyau qui plonge sur le côté tribord du bateau. Nous venions de l’installer à 25 mètres de profondeur quand les premiers ailerons se sont fait voir. Petits, recourbés… les frileuses baleines semblent goûter la température de l’air du bout de leur nageoire dorsale. Branle-bas de combat sur le pont de Tara. Prévenez ceux qui sont en machine ! Il y a des baleines ! Je croyais que les marins étaient blasés à force d’en voir sur toutes les mers du monde. Il n’en est rien. Mike notre officier-pont et Christophe le caméraman de l’expédition étaient en train de filmer sur le canot pneumatique.

Cris et hourras. Elles sont deux, peut-être trois. Difficile à savoir.
Nous sommes tous massés à la prou du navire et les cétacés risquent prudemment un glissement de dos hors de l’eau.