Shanghai, étape phare pour Tara

© Noémie Olive / Tara Expeditions Foundation

2 mai 2018

Tout l’équipage était sur le pont pendant quinze jours pour cette escale riche en rencontres et évènements. Education, échanges avec des scientifiques, rencontres avec les partenaires : Tara était sur tous les fronts et a couvert tous les aspects de ses missions, avec en point d’orgue, une exposition à la Fondation Cartier. A Shanghai, la deuxième ville de Chine, où les tours sortent de terre à grande vitesse, les défis écologiques sont à l’ordre du jour.

Shanghai, une ville qui s’adapte aux mutations de la République de Chine

Ici, les jeunes adultes chinois ont à relever des défis aussi imposants que les tours de Pudong, le quartier d’affaires à Shanghai. Au sein de cette société méritocratique, les Chinois doivent être encore plus compétitifs qu’hier. Dans ce pays communiste, l’école et les soins sont payants, il n’y a pas de retraite, et c’est à chacun de se faire sa place. Mais les Chinois voient le verre à moitié plein et sont gonflés d’optimisme. « Quand on voit notre niveau de vie d’il y a 30 ans, on se dit que l’on est passé de la misère à tout est possible. On ne va pas se plaindre. Au contraire, c’est formidable ce qui nous arrive » dit Lunyu qui a étudié en France et qui est revenu en Chine pour être acteur et témoin de l’essor phénoménal de son pays. Ici la nostalgie est rare. Le pays bouge, se transforme et les médias scrutent le jour où la Chine deviendra la première puissance économique mondiale.

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Romain Troublé raconte les différentes missions à un auditoire très attentif. © Noémie Olive / Tara Expeditions Foundation

Le gouvernement veut relever le défi écologique

Depuis les pics de pollution de 2013, les Chinois sont sensibilisés aux questions environnementales. Expatriés et Chinois consultent quotidiennement des applis sur leur téléphone pour connaître le taux de microparticules et savoir s’ils peuvent se rendre au parc avec leurs enfants. Le gouvernement a déjà promis des séries de mesures pour réduire la pollution : plus de véhicules électriques (les scooters à essence sont déjà interdits dans les grandes villes), construire plus de tours écologiques, accompagner le Nord du pays dans sa transition pour passer de l’utilisation du charbon au gaz. La Chine veut continuer d’avancer tout en s’adaptant aux défis de notre époque, dont celui de prendre soin de notre planète.

Du continent à l’Océan avec Tara

Lors de cette escale à Shanghai, les Taranautes ont présenté aux jeunes chinois et français l’expédition Tara Pacific et ont rappelé, aux 1 400 élèves âgés de 5 ans à 16 ans qui ont visité le bateau, le rôle essentiel du corail pour la biodiversité. La plupart des classes avaient été bien préparées, grâce au travail de leur enseignant et au Journal Tara Junior. Nombreux connaissaient déjà le rôle d’agnès b., très reconnue en Asie, et l’histoire du bateau et les aspects néfastes du plastique dans les Océans.

Les après-midi, c’était au tour des chercheurs de divers instituts de visiter les installations scientifiques à bord. Et le soir, Tara accueillait les partenaires de longue date où petits fours maison et mets français étaient servis en guise de remerciements pour leur engagement aux côtés de la Fondation.

Dans le monde de l’art, Tara a aussi sa place. La Fondation Cartier a réservé un espace où sont projetés les films qui reviennent sur les trois grandes missions de la goélette, Tara Oceans, Tara Arctic et Tara Pacific. Au 5ème étage du PSA, (Power Station of Arts), une ancienne centrale électrique devenue le premier musée d’art contemporain en Chine, Tara est ainsi aux côtés des grands noms du monde de l’art contemporain comme Takeshi Kitano, Christian Boltanski, Raymond Depardon, Cai Guo-Qiang.

Noémie Olive

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