Tara au festival de Groix

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24 août 2009

Tara au festival de Groix

Dans le bruit de la chaine de mouillage qui se déroule, Tara mouille son ancre à quelques encablures de Port Lay sur la côte nord de l’île de Groix qui a été durant de nombreuses années le refuge et le port d’armement de thoniers à voile. Quelques cartes postales au papier jauni par le temps, retracent l’histoire de ce temps où on pouvait traverser le port de bateau en bateau. C’est dans ce lieu que se déroulait le festival du film insulaire de Groix où, à travers des films, des débats agrémentés de musiques en provenance de toutes les îles du monde, les thèmes sur l’insularité ont été abordés.

En dehors des périodes d’expédition, Tara reste un habitué de ce rendez-vous et avant le départ de sa nouvelle aventure, c’était un plaisir de passer dire un petit bonjour à nos amis groisillons.  Pour l’occasion, un numéro de funambules a été réalisé par Mathieu  de l’école du cirque Fratellini. Il a fait plusieurs traversées sur le câble que l’on appelle le marocain  qui relie les deux mâts. Il a  réalisé cet exercice de style, amarré au quai de la Cité de la voile Eric Tabarly afin de réduire les mouvements du bateau et pour filmer et  projeter les images à la soirée d’ouverture du festival.

Malgré ces moments de détente, le travail de montage et de test du matériel scientifique bat son plein. Le laboratoire humide sur le pont s’emplit de pompes et filtres divers, rendant encore plus futuriste cette partie du bateau.

La semaine prochaine va être elle aussi chargée car les deux premiers jours vont être consacrés à des réunions qui vont permettre de coordonner, mais aussi de rencontrer une bonne partie des scientifiques qui vont participer à l’expédition.  Nous allons aussi  faire un dernier point avec l’équipage afin de définir les protocoles de navigation de cette mission de 3 ans.

Nous sommes actuellement dans la phase de chargement, et déjà se profile le problème de la place disponible à bord pour le stockage. Car malgré ses 36 m de long et 10 m de large ainsi que ses volumes, nous allons utiliser chaque espace car il faut prendre en compte le matériel de rechange aussi bien pour la science que pour la bonne marche du bateau ainsi que l’avitaillement pour un mois à 15 personnes à bord.
Le temps passe vite et nous comptons à présent les jours qui nous séparent du départ, dans quinze jours maintenant…

Hervé Bourmaud, capitaine de Tara