Tara continue sa virée celte

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13 juillet 2012

Ce vendredi matin, après trois jours d’escale, nous avons quitté Dublin et le port de Dun Laoghaire. Un ciel gris et de la pluie nous accompagnent pour le moment lors de cette « redescente » sur la France, et Brest. Un vent assez léger mais portant nous a permis de hisser les voiles tout de suite après le passage de la jetée est.

Après un approvisionnement en fioul, Tara a quitté son quai vers dix heures ce matin. Malgré la pluie et la fraîcheur ambiantes, un petit comité était là pour nous souhaiter    « Bon vent ». Emmanuel Reynaud biologiste coordinateur de l’imagerie pendant l’expédition Tara Oceans également organisateur de cette escale pour l’UCD (University College of Dublin), mais aussi d’autres acteurs de cette étape en terre irlandaise, comme le « staff » de la capitainerie de Dun Laoghaire, nos hôtes.

Nous sommes désormais treize à bord avec le secrétaire général de Tara Expéditions, Romain Troublé, et le journaliste et écrivain Patrick Poivre d’Arvor. Tous deux nous ont rejoint par les airs à Dublin.

C’est un début de retour vers l’hexagone tout en douceur. Un léger flux d’air nous porte vers Brest. Il nous a permis de « décoller » ce matin de Dublin avec toutes les voiles à poste, mais déjà en début après-midi nous marchions toujours sous voiles mais à présent avec l’appui des deux moteurs.

Au terme d’une navigation d’un peu plus de 300 miles nautiques (600 kilomètres), nous « atterrirons » à Brest dans deux jours pour participer au célèbre rassemblement de vieux gréements qui fête cette année ces vingt bougies. A 23h dimanche prochain, quelques heures après notre arrivée, Tara et son équipage participeront à une première parade, avant celle qui conduira l’Armada, le 19 juillet de Brest à Douarnenez.

Pour l’ensemble de l’équipage, malgré les très chaleureux moments passés en Irlande, faire cap au sud porte l’espoir de températures un peu plus estivales. Pendant les trois jours passés à Dublin, nous avons connu de belles périodes d’ensoleillement mais souvent entrecoupées de copieuses averses.

Mais pour l’instant notre route en mer d’Irlande se taille sous un ciel gris et un crachin celtique presque ininterrompu.

Vincent Hilaire