Tara en Chine : contribuer aux défis scientifiques et environnementaux

© Shanghai

7 février 2018

Tara sera en Chine à partir de fin février pour environ deux mois d’escales. Une étape de l’expédition particulièrement importante à plusieurs titres, chargée d’enjeux scientifiques, éducatifs et politiques. Entretien avec Romain Troublé directeur général de la Fondation Tara Expéditions.

 

Pourquoi la Fondation Tara Expéditions était-elle aux côtés du président Macron lors de son 1er voyage officiel en Chine ?

C’est la première fois que la Fondation a l’opportunité de faire partie d’une délégation présidentielle. L’ambassadeur de France en Chine, avec qui nous travaillons depuis longtemps, a jugé que nous y avions notre place dans la perspective de la visite imminente de Tara.

Au delà de cet événement, cela fait longtemps maintenant que nous travaillons avec la Chine, longtemps que nous sommes en lien avec les universités chinoises. Cette visite est donc une suite logique dans la continuité de cette démarche de coopération scientifique.

L’objectif était aussi de renforcer l’image de la fondation là-bas et il est évident que notre participation à ce voyage va influer sur le succès de la présence de Tara en Chine.

L’environnement et le climat étaient également au centre des discussions, des sujets chers à la fondation. Plus particulièrement, ce voyage a été l’opportunité de visiter le centre spatial de Pékin et de voir le satellite CFOSAT (China-France Oceanography satellite) qui sera chargé de l’étude des caractéristiques physiques de la surface de l’océan à partir de 2018.

 

Romain Troublé (directeur général de la Fondation Tara Expeditions) lors de la conférence FACTO, Miami Romain Troublé, Directeur Général de la Fondation Tara Expéditions – © Maeva Bardy / Tara Expeditions Foundation

 

En quoi la Chine peut-elle être un partenaire important pour la mission de la Fondation Tara ?

La Chine est depuis deux ans le leader des questions climatiques avec la France, il est donc très intéressant et important de coopérer avec eux sur le plan scientifique, d’échanger les savoir-faire et les connaissances. Des liens étroits devraient donc être développés avec ce pays devenu un partenaire incontournable et qui monte en puissance sur le plan scientifique.

C’est également un pays qui prend conscience de ses responsabilités en termes de déchets, de pollution ou encore de gestion de la ressource. Ne soyons pas naïfs non plus, mais la Chine montre tous les signes d’un pays qui a la volonté de les relever et qui prend ses responsabilités.

A ce titre, nous souhaitons convaincre des entreprises et personnalités chinoises, ou présentes en Chine, de nous rejoindre pour mener à bien les missions de la Fondation.

 

Quelles seront les grands objectifs des deux mois de présence de Tara en Chine ?

Notre présence en Chine va s’organiser en plusieurs escales, notamment Sanya, Hong-Kong, Shanghaï et Xiamen, qui dureront chacune entre une et deux semaines. Lors de ces escales, l’accent sera mis sur l’éducation auprès du jeune public chinois qui est un enjeu majeur en Chine. De nombreuses visites d’écoles sur le bateau sont donc prévues en plus des évènements qui auront vocation à diffuser les travaux de la Fondation.

Sur le plan scientifique, plusieurs conférences seront données par les chercheurs du consortium Tara Oceans afin qu’ils présentent les axes de cette recherche d’excellence. Plus généralement, nous collaborons déjà avec des chercheurs des universités de Xiamen, Hong Kong et Guangxi, et l’ambition est d’ancrer ces collaborations sur le long terme.

Pour ce qui est de la poursuite de l’échantillonnage, les coraux autour de l’île de Haïnan font partie des coraux située le plus au Nord-Ouest du Pacifique. Comme Tara essaie d’étudier le corail dans des environnements des plus variés, il est important de s’y arrêter.

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