Tara en fête

©

24 décembre 2007

Tara en fête

Pour commencer nous vous souhaitons à tous un Joyeux Noël. Une belle fin d’année. Nous vous adressons, les dix « Taranautes », ces vœux depuis le pays du père Noël.

Histoire de se mettre en jambe, nous avons lancé les hostilités dès hier soir avec un anniversaire. Une belle soirée à la saveur toute gauloise. L’un des équipiers du bord, Hervé le Goff, étant déjà surnommé Asterix à cause de sa toison rousse, il n’en fallait pas plus pour que naisse un Obelix (l’heureux élu) votre serviteur, et un Pechouix. Héritage d’un autre surnom déjà attribué à Hervé Bourmaud dit « Hervé péchou » et ce pour éviter la confusion entre les deux Hervé du bord, voilà c’est un peu compliqué mais vous savez tout.
Du coup, trois personnages déguisés du célèbre petit village gaulois ont animé cette soirée. Chants, cervoise, c’était bien par Toutatis ! Même si ça manquait un peu de romains pour Obélix (votre narrateur) par Bénélos ! Un dignitaire sino-russe avait même fait le déplacement Sacha Petrov.
Nous avons mangé aussi un délicieux bœuf bourguignon. Merci Marion. Ce soir, excusez nous mais c’est canard.

Vous le voyez la vie à bord n’est pas trop difficile en ce moment, d’autant que dehors la tempête annoncée fait rage. 35 voire 40 nœuds d’ouest en rafales. On ne reste que quelques minutes dehors, pour accomplir les corvées indispensables. Et même très bien équipé le blizzard vous glace très vite le sang. Le Père Noël et le vent se sont entendus pour nous garder au chaud pour ces agapes, bonne coordination. Thanks. Ces fêtes tombent très bien pour occuper ces journées ventées. C’est bon pour le moral, et l’équipage en profite pour encore mieux se connaître. On ouvre de nouvelles portes, dans ce huis clos polaire.

Cette nuit d’ailleurs avec ce ventilateur déchaîné nous avons encore battu un record de vitesse. 1,6 nœuds soit 3km/h. La banquise craque, elle est en compression. Mais pour l’instant aucune fracture en vue autour de nous. Tara gîte depuis ce matin dans l’autre sens. Sur tribord, de 2° environ. Nous suivons un cap très légèrement sud-est. Nous avons passé la latitude de Longyearben (îles Spitzberg). Irons nous jusqu’en Islande ?

Vincent Hilaire