Un lundi en chantier à bord de Tara

© M.Oriot/Tara Expéditions

29 janvier 2015

8h. Le soleil émerge à peine, le pont du bateau est encore gelé et glissant. Chauffage allumé, le briefing matinal démarre. Samuel, notre capitaine coordonne. Nicolas va s’occuper des engrenages de manivelles de winches sur le pont. Loïc va démonter le moteur tribord pour un nouveau levage (à cause d’un défaut de pression d’huile aux derniers essais). Pour ma part, c’est dans la coursive pour du nettoyage, rangement et changement de câbles et flexibles qui circulent sous le plancher.

8h20. L’équipe des soudeurs arrive. David et Benoît, et ils attaquent aussitôt. Mise en pression des tanks et recherche de fuites. Jean Collet le directeur technique arrive aussi.

Sam s’attaque à une panne électrique due à nos fréquents passages sous les planchers. Pas facile pour un lundi matin. Les soudeurs passent dans le carré et se servent en carambars.

11h. Sam a résolu la panne électrique. Ouf. David après un passage dans le tank central se reprend un carambar pour la route… Nicolas a sorti une grosse poignée de concrétions salées d’un des engrenages et Loïc remplit ses caisses jaunes de morceaux de moteur : turbo soufflante, courroies.

12h pause midi. L’équipe quitte le bord le temps du repas, les soudeurs aussi.

13h30. Reprise, Nicolas continue sa lancée et enchaîne les engrenages, Loïc continue le démontage du moteur, Sam jongle entre coups de fils, paperasses et sollicitations des soudeurs. De mon côté je nettoie la caisse à eaux grises et remonte la VMC de la douche avant. Les carambars diminuent (mais la productivité est là !). On soupçonne un lien entre la consommation de bonbons et la bonne humeur des soudeurs qui mettent du cœur à l’ouvrage. On laisse la boite à disposition !

16h30. Pause  des soudeurs de 5min après un passage difficile de David dans un des tanks. Il se prend une crêpe. C’est la chandeleur aujourd’hui ! Notre mécène en crêpes nous en a livré 60 vendredi dernier (merci !).

Le chantier d’un bateau ; c’est une autre facette de sa vie. Les équipes à bord sont les médecins qui opèrent sans anesthésie. Et il faut bien le soigner ce bateau pour qu’il continue à vivre longtemps.

Chaque fois que l’on vient à bord c’est une nouvelle découverte, un nouvel apprentissage et c’est cela qui rend ce bateau si intéressant !

Matthieu Oriot