Un regard en arrière

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17 août 2006

11 juillet : Lorient, 16 Août :Tiksi, 35 jours, 5000 miles, 3 caps importants (Finistère bien sur, Nord et Cheliuskin le plus septentrional), 7 mers (Atlantique, Manche, Mer du Nord, Mer de Norvège, Mer de Barentz, Mer de Kara, Mer de Laptev, 4 escales (Oslo, Tromsö, Mourmansk, Tiksi). Le bilan de cette première partie de d’expédition est élogieux, les délais ont été tenus, tous les obstacles ont été franchis, l’équipe a appris à se connaître et à travailler ensemble, la cohésion est bonne, toutes ces constatations laissent présager une dérive sur la banquise sous les meilleurs hospices.

Tara Expeditions

L’escale d’Oslo a été particulièrement appréciée, l’amarrage au musée du Fram et la réception sur le Fram a été un moment particulièrement émouvant et nous a permis de voir l’importance du projet, le « palper » les conditions de cette dérive et de permettre à chacun d’alimenter ses rêves voire ses angoisses sur la vie à bord de Tara durant les deux années à venir.
Tromsö nous a donné l’occasion de voir des paysages de rêve, de faire connaissance avec les conditions de vie des nordiques, tout à fait particulières, profitants à cette période de l’année de la lumière ininterrompue. Cette escale a permis un avitaillement important, des moments de détente et pour certains l’occasion d’un dernier « au revoir ».
Murmansk, dernière ville d’importance avant la dérive, nous a montré deux visages : d’un coté les vestiges du collectivisme qui restent perceptibles, l’absence d’un habitat individuel et de décoration, tracasseries administratives, et d’un autre coté, une classe moyenne qui aspire à un mode de vie à l’occidental, se libérant timidement des carcans de l’ancien régime.
L’arrivée à Tiksi montre que Tara a bien profité de sa remise à niveau ; il y a bien eu quelques problèmes au niveau des moteurs, des tuyauteries, vite résolus par le savoir faire de l’équipage. Tara et ses hommes ont montré leur volonté de réussite.

Simon