Regards d’enfant

Cyanne, onze ans, s’apprête à quitter la goélette après 15 jours passés à bord pendant lesquels elle a raconté son aventure sur le site de Tara. Entre la galère du mal de mer et le bonheur de la rencontre avec les dauphins, conclusion d’un périple vu à hauteur d’enfant.

 

Comment as-tu trouvé l’ambiance sur le bateau ?

Sur Tara, c’est plus calme qu’en ville. Il n’y a pas les voitures, on est quasiment tout seul, à part des fois où on croise quelques bateaux. Mon endroit préféré à bord, c’était à l’avant du bateau, sur le nez de Tara. J’aimais bien m’asseoir à l’avant, d’ici on voit tout ce qu’il y a autour de soi, toute la mer autour. On a l’impression d’être tout petit face à l’océan.

Quelles sont les choses qui t’ont le plus surprises ?

J’étais déjà montée à bord quand le bateau était à Paris, mais là c’était vraiment différent. Déjà, je pensais pas avoir autant le mal de mer… Et puis je n’étais pas au courant qu’il y avait des tâches ménagères, personne ne me l’avait dit ! Ce qui était bizarre aussi, c’est d’avoir autant de monde à bord. A quinze, on est parfois un peu serrés. Dès qu’on va quelque part sur le bateau, il y a tout le temps quelqu’un. Mais en fait, ça ne m’a pas vraiment dérangé.

Ce n’était pas trop difficile de raconter ton aventure sur le site ?

C’était parfois dur d’écrire tous les jours, des fois je n’arrivais pas à trouver un moment pour m’y mettre. Normalement je devais faire un texte par jour, mais c’était plutôt un tous les deux jours. Et puis parfois, c’est difficile à expliquer la vie qu’on a à bord. Même s’il se passe des fois beaucoup de choses dans la journée, on ne sait pas toujours comment le dire, pour que les gens à terre comprennent bien.

Quelles sont les choses qui te manquent le plus à terre ?

Même si j’étais contente d’être à bord, il y en a quand même beaucoup… Déjà, ma famille, ma mère, ma petite sœur… A bord, on n’a pas internet ou de téléphone, juste une adresse spéciale pour envoyer des mails. Et puis, je vais être contente de retrouver ma chambre et mon lit ! Sur Tara, on est à deux par chambre, et elle est toute petite. Il n’y a pas de bureau, juste les deux lits et quelques tiroirs : je préfère ma chambre à terre !

Quel sera ton meilleur souvenir ?

La première fois qu’on a vu des dauphins. J’en avais déjà vu, mais dans des aquariums : sur Tara, c’est vraiment pas la même chose. Quelqu’un a crié qu’il y avait des dauphins devant, j’ai couru à l’avant : je sais qu’ils ne restent pas longtemps, donc il vaut mieux aller vite ! Je n’en ai pas vu beaucoup qui sautaient hors de l’eau, ils remontaient juste un peu pour respirer, mais c’était déjà super. Quand on les voit, juste à coté de nous comme ça, c’est magique.

Et ton pire souvenir ?

Le mal de mer ! Je ne pensais pas que je serai autant malade. C’est horrible, on doit tout le temps rester allongé, on ne peut pas bouger… On a juste envie que ça s’arrête, c’est pour ça que j’étais très contente quand on est arrivés à Ustica ! Mais après, quand on s’habitue et qu’on n’est plus malade, c’est juste super. Au final, même avec le mal de mer, j’aimerai bien revenir une autre fois sur Tara. Ce que j’aime sur le bateau, c’est aussi vivre quelque chose que les autres personnes ne font pas.

 

Propos recueillis par Yann Chavance

 

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