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11/12/19

Mission Microplastiques 2019

Samedi 23 novembre, Tara et son équipage rentraient à Lorient avec 2700 échantillons. Après 6 mois de mission à parcourir …

Samedi 23 novembre, Tara et son équipage rentraient à Lorient avec 2700 échantillons. Après 6 mois de mission à parcourir les 4 façades maritimes européennes et à prélever des échantillons dans 9 principaux fleuves d’Europe pour remonter aux origines de la pollution plastique, découvrez les premières observations scientifiques et les 5 mesures urgentes proposées la Fondation Tara Océan pour lutter contre cette hémorragie.

 © Julien Voigt / Fondation Tara Océan

#TaraMicroplastics2019

© Patrick Gentier / Fondation Tara Océan
20/11/19

Retour de Tara à Lorient ce 23 novembre

Le 23 novembre 2019, la goélette scientifique Tara rentrera à son port d’attache – Lorient – après 6 mois d’une expédition dédiée …

Le 23 novembre 2019, la goélette scientifique Tara rentrera à son port d’attache – Lorient – après 6 mois d’une expédition dédiée à l’étude des milliers de particules plastiques prélevées dans les estuaires et en amont de 9 des principaux fleuves d’Europe.

Rendez-vous le week-end du 23-24 novembre à la Cité de la Voile Éric Tabarly de Lorient pour célébrer le retour de l’équipage marin et scientifique !

#TaraMicroplastics2019 #FondationTaraOcéan

© Fondation Tara Océan
05/09/19

De retour en Méditerranée, Tara traque la pollution des fleuves

Tara est de retour pour étudier le plastique en Méditerranée ! L’intérêt de la Fondation Tara Océan pour le plastique …

Tara est de retour pour étudier le plastique en Méditerranée ! L’intérêt de la Fondation Tara Océan pour le plastique n’est pas nouvelle, et elle est pleinement justifiée. Le problème est devenu si important que l’on parle désormais volontiers de « continent » pour qualifier les milliards de fragments de plastique disséminés dans les océans. Cinq ans après sa première expédition entièrement dédiée à la pollution en mer, les recherches se poursuivent. Non, on ne sait pas tout du comportement du plastique et de son impact sur la biodiversité marine.

2014 : évaluer le stock de plastique et étudier sa relation avec le vivant

Voilà déjà presque dix ans que les scientifiques de Tara s’intéressent au problème du plastique en mer : après avoir constaté que ce dernier se trouvait absolument partout, l’expédition Tara Méditerranée en 2014 a permis de révéler que les microplastiques y sont quatre fois plus concentrés que dans le gyre du Pacifique Nord. Les scientifiques ont également étudié la vie associée à ces minuscules fragments.

Aujourd’hui, ils définissent volontiers le plastique comme « un nouvel écosystème », car « des microorganismes minoritaires dans la colonne d’eau ont trouvé un nouvel habitat, où ils se sentent particulièrement bien et donc prolifèrent », explique Jean-François Ghiglione, écotoxicologue au CNRS et directeur scientifique de la nouvelle Mission microplastiques 2019.

2019_07_28_Hoedic_Huitre-plastique©Lucas_Blijdorp_Fondation_Tara_OceanMorceau de polystyrène retrouvé dans une huître © Lucas Blijdorp / Fondation Tara Océan

2019 : étudier les flux de plastique pour lutter contre leur dispersion

Forte de ces premiers travaux de quantification et de qualification des microplastiques en Méditerranée, la goélette est de retour dans cette mer semi-fermée si particulière. Elle navigue en mer bien sûr, mais surtout, elle remonte trois grands fleuves prenant leur source en Espagne (Èbre), en Italie (Tibre) et en France (Rhône), mais ayant tous pour destination finale la Méditerranée. La nouvelle Mission microplastiques 2019 de la Fondation Tara Océan est motivée par le fait que 80 % du plastique en mer provient des continents et que les microplastiques représentent 60 à 80 % du plastique présent dans les fleuves.

DCIM101MEDIADJI_0007.JPGPrélèvement de microorganismes et microplastiques dans l’Èbre (Espagne) avec un filet Manta © François Aurat / Fondation Tara Océan

Étant donné la gravité du problème et l’état balbutiant des travaux sur le sujet, l’urgence est d’autant plus pressante. « Le problème du plastique n’a aucune solution en mer. Ce qu’il faut à présent, c’est comprendre les sources que sont les fleuves et caractériser l’originalité de chacun d’entre eux », ajoute Jean-François Ghiglione.

Les scientifiques impliqués dans la mission effectuent des prélèvements d’eau, de microplastiques et de plancton, en mer, dans les estuaires, ainsi qu’à différents endroits stratégiques des fleuves pour évaluer l’impact des grandes villes.

« Nous allons également nous intéresser aux microorganismes vivant sur ces déchets, ainsi qu’à d’autres organismes comme les moules, les huîtres, les oursins et les bars afin de comprendre la bioaccumulation des polluants attachés aux plastiques ». À ces mesures viendra se greffer une modélisation à l’échelle du bassin méditerranéen, permettant de décrire et de comparer les influences de ces trois fleuves sur les apports de plastique en Méditerranée.

Margaux Gaubert, journaliste

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© François Aurat / Fondation Tara Océan
17/06/19

Premiers prélèvements sur la Tamise

Tara a pris la mer pour rejoindre la première rivière européenne à prélever, la Tamise. Jean-François Ghiglione, directeur scientifique de la Mission microplastiques 2019 partage ces premiers instants de la mission, premières observations et premiers questionnements…

Tara a pris la mer pour rejoindre la première rivière européenne à prélever, la Tamise. Jean-François Ghiglione, directeur scientifique de la Mission microplastiques 2019 partage ces premiers instants de la mission, premières observations et premiers questionnements…

Un treizième coup de minuit a été sonné exceptionnellement par la goélette Tara pour son départ de Saint-Malo. Quelques fidèles ont fait le déplacement en pleine nuit pour nous souhaiter bon vent. Les cirés sont montés au-dessus des oreilles et tout le monde est sur le pont avec un grand sourire pour le départ de la « mission Microplastiques 2019 ». On se tape sur l’épaule, pour se rappeler de tout le travail de préparation qui a été nécessaire pour lancer cette nouvelle mission. C’est parti pour la chasse aux microplastiques.

Mer calme à peu agitée. Des conditions idéales pour tester le matériel. Une répétition générale qui va durer deux jours. Le temps pour créer ce lien si particulier entre les marins et les scientifiques, pour que chacun ait le temps de prendre ses marques. On discute des protocoles, on sécurise le matériel, on colle des étiquettes pour que chacun des précieux échantillons puisse trouver ensuite le chemin des 12 laboratoires partenaires.

Et c’est le fameux « smog » londonien qui nous accueillera pour faire notre premier prélèvement en mer, au large de l’estuaire de la Tamise. Nous sommes un peu tendus pour ne pas rater ce premier échantillonnage. La houle est bien formée, mais l’équipage n’en est pas à son premier déploiement de filet Manta qui permet de concentrer les microplastiques de plus de 100 000 litres d’eau. Il nous faudra 2 heures de prélèvement et 3 heures de conditionnement pour finir cette première station… Mais la marée n’attend pas, et nous devons partir vers la deuxième station dans l’estuaire sans avoir fini la première… Nous terminerons cette journée à 3h du matin. Nous ne sommes pas encore rodés !

Les échantillonnages vont se succéder le long de la Tamise. Nous utilisons une embarcation légère pour faire nos prélèvements en-dessous de Londres, alors que la goélette Tara est amarrée à deux pas du célèbre Tower Bridge. Plus tard, tout le matériel sera transporté par l’équipe à terre pour éviter les écluses et compléter l’échantillonnage au-dessus de Londres, qui nous servira de référence pour évaluer l’effet de cette grande ville sur la pollution.

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Alexandra Ter Halle, scientific on board Tara, studies the first samples of microplastics © Noëlie Pansiot / Tara Ocean Foundation

Sous la loupe, les microplastiques sont au rendez-vous. Par centaines. On distingue beaucoup de microbilles qui sont utilisées dans la cosmétique. Des « larmes de sirènes » également, granulés qui viennent directement des fabriquant de plastique. Il y en a beaucoup plus que ce que l’équipe a l’habitude de voir en mer. Des fibres de vêtements, des boulettes de polystyrène expansé provenant de barquettes pour la conservation des aliments, des restes de sacs plastiques. Un bâton de sucette et quelques emballages de confiserie seront les seuls « gros » déchets collectés. Les microplastiques (<5mm) constituent plus de 90 % de la récolte. Ce sera le premier constat de cette mission : la plupart des plastiques qui arrivent en mer en provenance de la Tamise sont déjà sous forme de microplastiques. S’agit-il d’une exception ou bien d’une généralité ? Qu’en est-il des autres fleuves d’Europe ? La goélette est déjà repartie pour poursuivre son périple et tenter de répondre à cette question.

 Jean-François Ghiglione

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© Aude Boissay / Studio Cui Cui
04/03/19

Tara en chantier

Presque quatre mois que la goélette Tara est à sec et n’écume plus l’Océan mais s’y prépare hâtivement avec le précieux …

Presque quatre mois que la goélette Tara est à sec et n’écume plus l’Océan mais s’y prépare hâtivement avec le précieux savoir-faire de ses marins et des entreprises locales de la région de Lorient. Conçue il y a près de 30 ans par les architectes Olivier Petit et Luc Bouvet, Tara est un navire unique. Bien à l’abri des intempéries dans la “cathédrale” Ouest de l’aire de réparation navale de Keroman, son alcôve, le chantier se poursuit. Menés tous les 3 ans, les travaux comprennent des rénovations lourdes mais aussi de nombreux petits détails…

À l’intérieur de la goélette, le carré est un espace de vie primordial. C’est là où on travaille, accueille les invités ou les autorités, là où on mange, parle et danse même ! Pendant la dernière Transatlantique, l’équipage avait observé de nombreuses fuites à hauteur des panneaux de plexiglass. Les joints ont vieilli, des travaux s’imposent : vider entièrement le carré, démonter les panneaux en suivant une procédure bien définie. Ensuite, préparation du légendaire “Sika”, ce mastic-colle que l’on réchauffe au bain-marie. Pour les deux plus grands panneaux ce sont presque 50 cartouches de Sika qui seront nécessaires, 450 cartouches de ce multicomposant au total.

IMG_2437© Lucas Blijdorp / Fondation Tara Expéditions

Viennent les plexiglass du PC-Com. Pour ceux-là, on remarque que la première peau du double vitrage est fendue. De nouveaux panneaux sont indispensables, mais, pour que la plaque de plexi soit mise à la bonne forme, ils seront moulés puis découpés pour être ajustés. En effet, le plexi est livré plus grand que sa forme finale. Scie sauteuse et grande attention sont requises. À la moindre erreur, le plexi peut se fendre ou fondre, alors il faut effectuer une découpe lente et constamment refroidir le plexi avec un filet d’eau. Un travail rigoureux, précis, au millimètre près.

Remise à neuf du carré

À l’intérieur dans le carré, les vaigrages – qui tapissent l’intérieur de la coque – pourris par les fuites, ont été changés, et un nouveau flocage en liège a été posé pour renforcer l’isolation. Des eaux glaciales de l’océan Arctique aux eaux chaudes et turquoises de l’océan Pacifique, la température à bord de la goélette pose souvent question et demande des aménagements réguliers. Assurer l’isolation thermique et phonique est donc absolument crucial pour que les marins profitent de la chaleur du carré en Arctique, ou de sa fraîcheur dans les régions plus chaudes. Finalement, c’est donc le carré entier qui est remis à neuf !

Tara_Chantier-3-Keroman-2019_FrançoisAurat-FondationTaraExpeditions.jpg.jpgLe carré de Tara mis a nu – Chantier de Keroman février 2019 © François Aurat / Fondation Tara Expéditions

Les mâts de Tara

Puisque Tara a dû démâter, la dépose des mâts, au sec, dans un autre hangar permet aux marins de faire quelques vérifications et réparations. Première étape : chasser la rouille qui s’est installée dans les parties en inox, comme les haubans, fixés de part et d’autre du mât pour le stabiliser. On badigeonne un produit à base d’acide à rincer abondamment et protéger. On en profite aussi pour inspecter les torons – les cordons de câble qui forment les haubans – et on vérifie également les drisses, comme le textile des voiles. Bien sûr, un coup de peinture orange sur les têtes des mâts pour finir, en guise de signe de reconnaissance, c’est la signature Tara !

Générateurs, guindeau, safran…

Un des grands dossiers du chantier est le changement des deux groupes électrogènes (GE1 et GE2) situés à l’avant du bateau. Pour effectuer les réparations nécessaires, il faut amener chaque GE en cale arrière. Très lourds et ne passant pas les portes, génératrice et moteur sont séparés pour pouvoir les extraire du bateau. L’opération s’avère complexe : il n’y pas d’accroche au plafond de la cale pour fixer un palan. Les groupes seront donc sortis à la force des bras et à l’aide d’un plateau.

Par la même occasion, l’équipage révise, répare et/ou change de nombreux éléments de la goélette : guindeau (qui permet de remonter l’ancre), étai et marocain (câbles qui permettent de maintenir les mâts), système de barre, safran…

Sur le pont arrière, une nouvelle couche de peinture blanche antidérapante est posée et les cabestans électriques – permettant d’enrouler ou dérouler un bout – sont rénovés.

Remise à l’eau

Le chantier a déjà bien avancé mais il reste encore beaucoup à faire sur Tara avant la remise à l’eau. L’équipage et les bénévoles sont sur le pont et veillent à ce que la goélette soit fin prête pour la sortie de la “cathédrale” prévue pour la mi-mars pour son remâtage. Tara repartira ensuite pour une mission européenne sur les microplastiques : départ prévu en juin 2019.

Bon courage à tous sur le chantier de Keroman !

 

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© Tara dans la cathedrale de chantier 1 © Lucas Blijdorp Fondation Tara Expeditions
20/01/19

Des nouvelles de Tara : à sec !

Tara a clôturé  son tour du Pacifique après 29 mois d’expédition, soit 100 000 km : l’équivalent de deux tours du monde …

Tara a clôturé  son tour du Pacifique après 29 mois d’expédition, soit 100 000 km : l’équivalent de deux tours du monde et demi. Pour les marins, satisfaits d’avoir ramené Tara à bon port, et après une petite pause bien méritée, le travail a repris, à sec cette fois …

Quelques jours après le retour de Tara le 27 octobre dernier, et après un repos bien mérité, tous s’activent sur le pont et à terre : c’est le moment de la mise à sec. Tara quitte le quai du port de Lorient La Base et rejoint l’aire de réparation navale de Keroman. La goélette est ensuite hissée hors de l’eau et mise à l’abri dans la cathédrale Ouest de l’aire de chantier. Jusqu’en avril, les marins et autres intervenants extérieurs vont remettre le bateau en état afin qu’il soit prêt pour son tour d’Europe, dont le départ est prévu en juin 2019.

Prévenir et guérir

Pendant le chantier, Tara subit deux maintenances : une préventive et une curative. La première consiste en la vérification d’une grande partie des instruments, dérives, safrans, générateurs, moteurs principaux, pompes, etc. Tous sont démontés et certaines pièces sont remplacées si besoin. La seconde maintenance comprend un changement de pièces ou même d’outils complets, ainsi qu’une cure de beauté : peinture du pont, nettoyage de la coque et des œuvres vives, les parties du bateau situées sous la surface de l’eau.

P0670067Tara dans la cathédrale Ouest de l’aire de chantier © François Aurat / Fondation Tara Expéditions

Sécurité et conformité

Puisque Tara est un navire enregistré comme navire de la marine marchande, elle doit se conformer aux normes internationales en vigueur. Ceci implique une visite annuelle comprenant de multiples vérifications, comme les mesures des épaisseurs de coque. Pour pouvoir reprendre la mer, il est absolument nécessaire que Tara obtienne un accord certifiant sa conformité aux normes de navigation, de sécurité, de sûreté, de soin et de protection des marins en mer.

Bénévoles en renfort

Des nouveaux membres d’équipage, bénévoles et intervenants extérieurs devraient arriver dans les prochains jours, un renfort utile et très attendu. Ce chantier de 5 mois permettra à Tara de repartir pour de nouvelles aventures en toute sécurité en tout confort.

Bon courage à tous sur la Base de Lorient !

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© Marie-Jose Gruber
06/11/18

Vidéo : 27.10.2018. Retour de Tara au port d’attache

Après deux ans et demi de navigation dans l’océan Pacifique, où se concentrent plus de 40 % des récifs coralliens …

Après deux ans et demi de navigation dans l’océan Pacifique, où se concentrent plus de 40 % des récifs coralliens de la planète, Tara retrouve Lorient, son port d’attache breton, le 27 octobre 2018. L’odyssée #TaraPacific s’achève, mais la mission scientifique ne fait que commencer ! En savoir plus : oceans.taraexpeditions.org/?p=115283

Réalisation et montage : © Céline Bellanger / Fondation Tara Expeditions
Images de drone : © Muriel Vandenbempt / Fondation Tara Expeditions

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© Céline Bellanger / Tara Expeditions Foundation
25/10/18

Vidéo : Derniers prélèvements de plancton dans l’Atlantique Nord

Après deux ans et demi à traverser le Pacifique pour étudier les récifs coralliens, la Transatlantique signe la fin de …

Après deux ans et demi à traverser le Pacifique pour étudier les récifs coralliens, la Transatlantique signe la fin de cette expédition scientifique pour l’équipe de la Fondation Tara Expéditions. Les derniers prélèvements de plancton sont l’occasion de refaire un point sur les protocoles de filtration d’eau de mer et sur les différents filets à bord.

© Céline Bellanger – Fondation Tara Expéditions

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© © Céline Bellanger / Tara Expeditions Foundation
19/10/18

Vidéo : Transatlantique – Tara dans la tempête !

Avec des rafales jusqu’à 57 nœuds et des vagues de plus de 6 mètres de hauteur, Tara brave les éléments …

Avec des rafales jusqu’à 57 nœuds et des vagues de plus de 6 mètres de hauteur, Tara brave les éléments et poursuit sa traversée de l’Atlantique pour se rapprocher, toutes voiles dehors, de son port d’attache, Lorient. Retour prévu le 27 octobre 2018 à la Cité de la Voile Eric Tabarly !

© Céline Bellanger – Martin Hertau / Fondation Tara Expéditions

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© © Céline Bellanger / Tara Expeditions Foundation
18/10/18

Chronique de la Transatlantique, Tara est de retour

Tara a quitté Boston depuis sept jours et se trouve désormais à mi-chemin entre les USA et l’Irlande, pays de …

Tara a quitté Boston depuis sept jours et se trouve désormais à mi-chemin entre les USA et l’Irlande, pays de sa prochaine escale. En passant par le nord, la goélette a pris le « rail des dépressions » et traverse l’Atlantique par grand frais, avec un vent de Force 7 établi. Entre quarts, maintenance et siestes, les Taranautes ont pris le rythme marin et profitent chaque jour du spectacle saisissant offert par l’océan.

1 - Hissage des voiles_Celine Bellanger_Fondation Tara ExpeditionsMaëlys Bourgoin, Cyril Haëntjens et Sarah Romac hissent les voiles © Céline Bellanger / Fondation Tara Expéditions

Après trois jours sans vent, l’équipage a hissé les voiles à hauteur de Saint-Pierre-et-Miquelon et a salué le phare de Cap-Race, dernier amer terrestre visible avant la transatlantique. Depuis, la goélette fait cap à l’est, et hormis la présence de quelques bateaux de pêches, elle fait route en solitaire. Cet itinéraire de retour, par l’Atlantique nord, est peu emprunté des plaisanciers à cette saison. Pour cause, des zones de basses pressions atmosphériques, appelées dépressions, génèrent des vents parfois violents qui soufflent sur des grandes distances laissant le temps à la houle de se lever et de former une mer agitée à très agitée.

5 - Transat - houle_Celine Bellanger_Fondation Tara Expeditions© Céline Bellanger / Fondation Tara Expéditions

Ce « rail des dépressions » a cependant l’avantage de conduire Tara vers l’est, en direction de l’Europe, à une vitesse moyenne de dix nœuds (un peu plus de 18 km/h). Depuis trois jours, la goélette subit des vents jusqu’à Force 9, avec des rafales allant jusqu’à 57 nœuds (107 km/h), et des creux de six mètres. Ces conditions, bien qu’habituelles pour la saison, obligent l’équipage à être attentif à chaque évolution météorologique, afin d’éviter les secteurs de vents trop forts et à la mer trop formée. Elles contraignent aussi les Taranautes à être plus prudents – dans leurs déplacements et à veiller à ce que tout soit bien amarré – et les scientifiques à cesser les prélèvements en mer. Quarts de nuit, maintenances, siestes et repas qui rassemblent l’équipage… le temps semble plus diffus et chacun prend son rythme. L’Atlantique impose sa temporalité.

Transat - dans le cockpit 3_Celine Bellanger_Fondation Tara ExpeditionsNicolas Bin, second capitaine, dans le cockpit © Céline Bellanger / Fondation Tara Expéditions

Autour de Tara, l’océan offre un spectacle saisissant et difficile à photographier tant il est affaire de mouvement. Nicolas Bin, second capitaine, est de quart dans le cockpit, des airs de piano emplissent l’espace, tandis que dehors goélands et puffins semblent danser à la crête des vagues, qui moutonnent, se gonflent et s’élancent, sans fin. Au loin, l’horizon, promesse de la prochaine escale et du grand retour à Lorient le 27 octobre.

Céline Bellanger

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© © Céline Bellanger / Tara Expeditions Foundation

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