EN DIRECT DU BATEAU

19/10/18

Vidéo : Transatlantique – Tara dans la tempête !

Avec des rafales jusqu’à 57 nœuds et des vagues de plus de 6 mètres de hauteur, Tara brave les éléments …

Avec des rafales jusqu’à 57 nœuds et des vagues de plus de 6 mètres de hauteur, Tara brave les éléments et poursuit sa traversée de l’Atlantique pour se rapprocher, toutes voiles dehors, de son port d’attache, Lorient. Retour prévu le 27 octobre 2018 à la Cité de la Voile Eric Tabarly !

© Céline Bellanger – Martin Hertau / Fondation Tara Expéditions

Articles associés

© © Céline Bellanger / Tara Expeditions Foundation
18/10/18

Chronique de la Transatlantique, Tara est de retour

Tara a quitté Boston depuis sept jours et se trouve désormais à mi-chemin entre les USA et l’Irlande, pays de …

Tara a quitté Boston depuis sept jours et se trouve désormais à mi-chemin entre les USA et l’Irlande, pays de sa prochaine escale. En passant par le nord, la goélette a pris le « rail des dépressions » et traverse l’Atlantique par grand frais, avec un vent de Force 7 établi. Entre quarts, maintenance et siestes, les Taranautes ont pris le rythme marin et profitent chaque jour du spectacle saisissant offert par l’océan.

1 - Hissage des voiles_Celine Bellanger_Fondation Tara ExpeditionsMaëlys Bourgoin, Cyril Haëntjens et Sarah Romac hissent les voiles © Céline Bellanger / Fondation Tara Expéditions

Après trois jours sans vent, l’équipage a hissé les voiles à hauteur de Saint-Pierre-et-Miquelon et a salué le phare de Cap-Race, dernier amer terrestre visible avant la transatlantique. Depuis, la goélette fait cap à l’est, et hormis la présence de quelques bateaux de pêches, elle fait route en solitaire. Cet itinéraire de retour, par l’Atlantique nord, est peu emprunté des plaisanciers à cette saison. Pour cause, des zones de basses pressions atmosphériques, appelées dépressions, génèrent des vents parfois violents qui soufflent sur des grandes distances laissant le temps à la houle de se lever et de former une mer agitée à très agitée.

5 - Transat - houle_Celine Bellanger_Fondation Tara Expeditions© Céline Bellanger / Fondation Tara Expéditions

Ce « rail des dépressions » a cependant l’avantage de conduire Tara vers l’est, en direction de l’Europe, à une vitesse moyenne de dix nœuds (un peu plus de 18 km/h). Depuis trois jours, la goélette subit des vents jusqu’à Force 9, avec des rafales allant jusqu’à 57 nœuds (107 km/h), et des creux de six mètres. Ces conditions, bien qu’habituelles pour la saison, obligent l’équipage à être attentif à chaque évolution météorologique, afin d’éviter les secteurs de vents trop forts et à la mer trop formée. Elles contraignent aussi les Taranautes à être plus prudents – dans leurs déplacements et à veiller à ce que tout soit bien amarré – et les scientifiques à cesser les prélèvements en mer. Quarts de nuit, maintenances, siestes et repas qui rassemblent l’équipage… le temps semble plus diffus et chacun prend son rythme. L’Atlantique impose sa temporalité.

Transat - dans le cockpit 3_Celine Bellanger_Fondation Tara ExpeditionsNicolas Bin, second capitaine, dans le cockpit © Céline Bellanger / Fondation Tara Expéditions

Autour de Tara, l’océan offre un spectacle saisissant et difficile à photographier tant il est affaire de mouvement. Nicolas Bin, second capitaine, est de quart dans le cockpit, des airs de piano emplissent l’espace, tandis que dehors goélands et macareux semblent danser à la crête des vagues, qui moutonnent, se gonflent et s’élancent, sans fin. Au loin, l’horizon, promesse de la prochaine escale et du grand retour à Lorient le 27 octobre.

Céline Bellanger

Articles associés

© © Céline Bellanger / Tara Expeditions Foundation
10/10/18

Vidéo : Au-revoir les Etats-Unis, bonjour l’Atlantique !

« Samedi à 16h30, nous avons pris le large de Boston. Le soleil et les sourires étaient sur toutes les …

« Samedi à 16h30, nous avons pris le large de Boston. Le soleil et les sourires étaient sur toutes les têtes. Je fais mon premier quart avec Monch et les étoiles guident notre traversée de l’Atlantique ! Encore 2498 miles nautiques avant de toucher terre, c’est tout droit ! D’ici là, nous ferons de notre mieux pour cohabiter avec l’Océan Atlantique », Maëlys, nouvelle recrue à bord de Tara.

© Céline Bellanger / Fondation Tara Expéditions

Articles associés

© © Céline Bellanger / Tara Expeditions Foundation
05/10/18

Goodbye Boston ! Goodbye America !

Tara quitte les USA aujourd’hui après une escale d’une semaine à Boston. Immergés dans la foisonnante vie intellectuelle de l’université …

Tara quitte les USA aujourd’hui après une escale d’une semaine à Boston. Immergés dans la foisonnante vie intellectuelle de l’université de Harvard, les Taranautes ont pris part à de nombreux échanges et présenté les projets scientifiques en cours. Amarré aux quais de la plus européenne des villes américaines, l’équipage a aussi profité de cette dernière escale pour se réacclimater en douceur, avant le grand retour en France.

 Ecoliers visitant la goélette © Céline Bellanger / Fondation Tara Expéditions

Après plusieurs mois passés sous les tropiques, cette dernière escale sur le continent américain a permis aux Taranautes de se réabituer au climat breton ! Eclaircies, bruine, brouillard, pluie… Il a fallu ressortir les imperméables et les polaires rangés au fond des équipets ! Ces intempéries n’ont pourtant pas freiné les petits bostoniens, qui se sont pressés pour visiter Tara et en apprendre plus sur la vie fascinante des coraux.

La goélette amarrée à deux pas d’un des centres historiques les plus anciens des USA, les Taranautes se sont aussi reconnectés culturellement ! Architecture victorienne rappelant le Royaume-Uni, quartiers irlandais ou italiens : l’escale à Boston a amorcé en douceur le retour vers l’Europe. La langue française a aussi réinvesti le pont et le carré de la goélette, lors de visites auxquelles ont participé de nombreux francophones, dont les représentants du Consulat français.

Visite du Consul de France à Boston © Céline Bellanger / Fondation Tara Expéditions

Reconnection climatique et culturelle, cette dernière halte a aussi été une immersion, un bain bouillonnant, au cœur de la vie intellectuelle de la plus célèbre université américaine : Harvard ! Eric Karsenti, biologiste cellulaire, y a notamment présenté ses travaux de recherche sur l’embryogénèse et l’expédition Tara Océans (2009-2013) dont il a été le directeur scientifique. Dans le cadre de ces échanges, les Taranautes ont pris part à des discussions, autour de thématiques telles que l’aventure scientifique et humaine, l’exploration ou la transmission des savoirs.

Conférence d’Eric Karsenti à la Radcliffe Institue for Advanced Study à l’Université d’Harvard © Céline Bellanger / Fondation Tara Expéditions

Le soutage et les approvisionnements sont en cours tandis que les prévisions météo concernant l’ouragan Leslie se dissipent : l’heure du départ approche et Tara semble fin prête pour le grand retour !

Céline Bellanger

Articles associés

© Céline Bellanger / Tara Expeditions Foundation
04/10/18

Tara se prépare pour la Transatlantique

Ce soir, Tara quitte Boston pour sa transatlantique retour vers la France. Marins, marin-cuisinière et scientifiques s’affairent pour préparer cette …

Ce soir, Tara quitte Boston pour sa transatlantique retour vers la France. Marins, marin-cuisinière et scientifiques s’affairent pour préparer cette navigation de près de trois semaines en haute-mer. A quelques heures du départ, voici leurs témoignages.

Portrait Sophie Bin : Celine Bellanger : Fondation Tara Expeditions© Céline Bellanger / Fondation Tara Expéditions
Sophie Bin, marin-cuisinière

« Aujourd’hui on a rempli la cale-avant de cinq caddies de nourriture : 100 kilos de farine, plus de 300 œufs, 70 litres de lait… Il faut anticiper la quantité de nourriture pour 11 personnes, en mer durant plus de deux semaines. Une fois partis, on consommera en priorité le frais, notamment les fruits… Et sinon, au niveau des recettes, rien ne m’arrête ! J’ai déjà fait des tartes au citron meringué un soir de tempête ! »

Martin Herteau et Nicolas Bin préparent la navigation:: Celine Bellanger : Fondation Tara Expeditions.jpg © Céline Bellanger / Fondation Tara Expéditions
Martin Hertau, capitaine, et Nicolas Bin, second capitaine

« Ça fait cinq jours qu’on suit la météo pour voir l’évolution de l’ouragan Leslie, qui se trouve pour l’instant à l’est des Bermudes. On observe son déplacement et on regarde quel est le meilleur créneau météo pour partir dans de bonnes conditions. Il va se rapprocher de nous, il faudra donc surement décaler un peu le départ et passer bien au nord.  En plus de préparer la navigation, il est important de vérifier le matériel de sécurité, briefer les nouveaux arrivants, organiser les quarts de nuits auxquels tout le monde participe. »

Portrait Charlène Gicquel : Celine Bellanger : Fondation Tara Expeditions © Céline Bellanger / Fondation Tara Expéditions
Charlène Gicquel, chef mécanicien

« Comme on sait que ça va être une traversée longue, je fais un maximum de travaux de maintenance préventive, pour que les moteurs et les groupes électrogènes soit prêts et opérationnels avant le départ. C’est plus confortable car on ne sait jamais quelles conditions météo on aura en mer ! »

François couture avant transat:: Celine Bellanger : Fondation Tara Expeditions © Céline Bellanger / Fondation Tara Expéditions
François Aurat, chef de pont

« Sur le pont, j’ai réalisé de nombreuses réparations : j’ai vérifié que les winchs sont opérationnels, remis en place certains bouts, changé des lattes de voile, recousu des protections en cuir… Il faut aussi veiller à ce que tout soit bien amarré, en accrochant tout ce qui serait susceptible de tomber pendant la navigation sur le pont et en cale. »

Céline Bellanger

Articles associés

© Céline Bellanger / Tara Expeditions Foundation
01/10/18

En route vers Boston

Tara a quitté New York pour rejoindre Boston où elle reste amarrée jusqu’au 4 octobre. Cette navigation mouvementée de trois …

Tara a quitté New York pour rejoindre Boston où elle reste amarrée jusqu’au 4 octobre. Cette navigation mouvementée de trois jours a donné lieu à de nombreux échanges sur la pollution plastique des océans.

1- Tara devant la Statue de la liberte_Celine Bellanger_Tara Expeditions Foundation Tara devant la statue de la liberté © Céline Bellanger / Fondation Tara Expéditions 

Comme à chaque départ, prendre la mer sur Tara est une aventure humaine ! Hormis l’assistance de quelques winchs électriques, presque tout s’y fait encore à la force humaine : larguer les lourdes amarres, mettre toute son énergie pour hisser les voiles et mouliner en rythme. Et au départ de New York, une fois les voiles hissées, la magie était au rendez-vous. Un vent qui coopère, les voiles qui se bombent et Tara qui file, à 15 nœuds, s’éloigne de Manhattan et salue la Statue de la Liberté au passage.

Depart de New York : Celine Bellanger : Tara expeditions5 Martin Herteau, capitaine de Tara et Nicolas Bin, second, à la manœuvre au “moulin à café” © Céline Bellanger / Fondation Tara Expéditions 

Après cette belle échappée à travers la Baie de New York, les retrouvailles de l’équipage avec l’océan ont été quelque peu éprouvantes : une mer formée avec des creux de plus de trois mètres et surtout un vent peu favorable. Avec sa coque à la forme ronde et un peu aplatie, Tara s’adapte mal aux vents frontaux, aux allures de près. L’équipage a été bien secoué et les moins amarinés ont dû prendre leur mal en patience…

Nina Goodrich, directrice de l’ONG Sustainable Packaging Coalition _ Celine Bellanger _ Fondation Tara Expeditions
Nina Goodrich, directrice de la Sustainable Packaging Coalition, GreenBlue © Céline Bellanger / Fondation Tara Expéditions 

Le troisième jour, la mer a retrouvé son calme et les échanges passionnés ont repris à bord. À New York, de nouveaux équipiers ont rejoint la goélette, dont Chris Bowler, Eric Karsenti et Emmanuel Boss, trois scientifiques qui participent à l’aventure depuis de nombreuses années.

D’autres ont mis le pied sur la goélette pour la première fois. C’est le cas de Nina Goodrich, directrice de l’ONG Sustainable Packaging Coalition (GreenBlue) et de Henrick Anden de l’entreprise Billerudkornäs. Tout deux investis dans les recherches sur la pollution plastique en mer.

Céline Bellanger

Articles associés

© Céline Bellanger / Tara Expeditions Foundation
25/09/18

Chronique d’une escale au coeur de New York

Voilà 3 jours que Tara est arrivée aux Etats-Unis après une escale de 24h aux Bahamas afin d’éviter l’Ouragan Florence. Après avoir …

Voilà 3 jours que Tara est arrivée aux Etats-Unis après une escale de 24h aux Bahamas afin d’éviter l’Ouragan Florence. Après avoir fait cap au nord, la goélette a traversé la mythique baie de New York avant de s’amarrer aux quais de la North Cove Marina.

Situé à la pointe sud de Manhattan, le petit port a offert une base stratégique à Tara afin de recevoir différentes délégations venues participer aux négociations sur le droit de la Haute Mer à l’ONU. Comme à chaque escale, visiteurs et scolaires se sont aussi succédés sur le pont afin d’échanger avec l’équipage.

Visite des representants des pays participants aux negociations sur la haute-mer a l'ONU - New York © Céline Bellanger - Tara Expeditions Foundation 1 Romain Troublé présente le projet scientifique de Tara à des représentants de plusieurs pays venus participer aux négociations de l’ONU sur la Haute-mer © Céline Bellanger / Fondation Tara Expéditions

Après plusieurs jours de navigation hauturière, avec pour seul point de vue l’horizon, c’est un paysage tout en verticalité qui s’est offert aux Taranautes. Il faut dire qu’en termes de hauteur, les alentours du port de North Cove ne manquent pas d’édifices spectaculaires.

Parmi les voisines de Tara, on pouvait notamment admirer la One World Trade Center, construite à l’emplacement des tours jumelles détruites en 2001, et qui culmine à quelques 540 mètres de haut ! Visuellement spectaculaire, cette escale a aussi été une affaire de rythme ! Celle d’un retour dans l’une des plus grandes mégalopoles du monde, qui fut marquée par d’intenses moments de rencontres, d’échanges et de même de retrouvailles. Durant 4 jours, le pont et le carré de la goélette ont rarement désempli.

Scolaires, puis les visiteurs, furent accueillis par un équipage enthousiaste, heureux de partager ces derniers et précieux moments d’échange avant Boston, et avant la grande Transatlantique retour. Tara a également accueilli des rencontres plus formelles, avec ses sponsors et partenaires, pour discuter des projets scientifiques en cours et des expériences vécues ces derniers mois.

Visites scolaires a New York © Celine Bellanger - Tara Expeditions Foundation 2 Nicolas Bin, second capitaine, présente Tara aux écoles © Céline Bellanger / Fondation Tara Expéditions

Enfin, une après-midi entière a été dédiée à l’accueil d’une délégation de représentants nationaux à l’ONU venus participer aux négociations sur le droit de la Haute Mer. Tara se prête aux conciliabules pour les négociations sur la Haute Mer, négociations attendues depuis 10 ans.

Céline Bellanger

Articles associés

© Céline Bellanger / Tara Expeditions Foundation
19/09/18

Vidéo : Retour de l’expédition Tara Pacific 2016-2018

Le 27 octobre 2018, la goélette scientifique Tara rentrera à son port d’attache – Lorient – après deux ans et …

Le 27 octobre 2018, la goélette scientifique Tara rentrera à son port d’attache – Lorient – après deux ans et demi d’une expédition dans l’Océan Pacifique dédiée à l’étude des récifs coralliens, véritables trésors de biodiversité, aujourd’hui fortement menacés par le réchauffement climatique. Marins, scientifiques, artistes et toute l’équipe de la Fondation Tara Expéditions auront le plaisir de vous accueillir au retour de la goélette pour partager cette incroyable aventure scientifique et humaine de plus de 100.000 km.

Découvrez l’événement

© Fondation Tara Expeditions : F. Aurat / V. Hilaire / M. Bardy / N. Pansiot / A. Roullin
© Pete West / Bioquest Studios – Fondation Tara Expeditions

Articles associés

© Tara Expeditions Foundation
04/09/18

La mission s’achève, l’aventure scientifique continue

Pendant un mois, Libération embarque à bord du voilier laboratoire Tara pour suivre le travail des scientifiques de l’expédition, au chevet des récifs coralliens …

Pendant un mois, Libération embarque à bord du voilier laboratoire Tara pour suivre le travail des scientifiques de l’expédition, au chevet des récifs coralliens du Pacifique.

Une nouvelle fois, Tara a changé de visage. Après le calme de la navigation, la routine intensive des plongées, la goélette est entrée dans le rythme effréné des escales. En l’occurrence, Panama City. Pour beaucoup à bord, la fin du voyage. Tara devient alors une véritable fourmilière, où l’on accueille sur le pont les nouveaux arrivants tout en souhaitant bonne route à ceux qui s’apprêtent à retrouver une «vie normale» à terre. Le tout entrecoupé de réunions avec les autorités panaméennes pour gérer les questions administratives et de va-et-vient à terre de la cuisinière pour renouveler les stocks de produits frais. Pour assurer la continuité, chacun transmet à son successeur les informations importantes, les conseils et les pépins rencontrés jusqu’ici. Dans la salle des machines, le chef mécano n’aura que quelques heures pour effectuer ce passage de relais. Sur le pont arrière, «l’équipe plancton» ne croisera même pas ses remplaçants, devant se contenter d’un topo écrit rappelant tous les protocoles.

Lire la suite de l’article

Articles associés

© Yann Chavance / Libération / Fondation Tara Expéditions
03/09/18

À bord de Tara Pacific : coraux en péril

Pendant un mois, Libération embarque à bord du voilier laboratoire Tara pour suivre le travail des scientifiques de l’expédition, au chevet des récifs coralliens …

Pendant un mois, Libération embarque à bord du voilier laboratoire Tara pour suivre le travail des scientifiques de l’expédition, au chevet des récifs coralliens du Pacifique.

Un son de moteur couvre peu à peu le clapotis des vagues sur la coque. La petite annexe pneumatique de Tara revient avec à son bord une poignée de chercheurs-plongeurs. A peine de retour sur le pont, ceux-ci sont assaillis par une avalanche de questions posées par ceux restés sur la goélette. La première reste invariablement la même à chaque retour de plongée depuis deux ans. « Alors, c’était comment ? » On fait référence au paysage sous-marin, mais aussi cette fois à la vue depuis la surface. Il faut dire qu’ici, dans l’archipel panaméen de Coiba, chaque tour en annexe à la recherche du meilleur site de prélèvement entraîne une nouvelle claque visuelle. Une multitude d’îlots rocheux recouverts d’une forêt tropicale impénétrable s’enfoncent ici dans une eau turquoise. Un air de monde perdu, où ptérodactyles et gorille géant ne dépareilleraient pas. Après la description du paysage, au-dessus comme sous la surface, les chercheurs font face à une autre question, elle aussi posée après bon nombre de plongées. « Il y avait du blanchissement ? » A chaque nouvelle île visitée par Tara, c’est un peu la loterie. Impossible de savoir à l’avance si le site sera touché un peu, beaucoup ou dramatiquement par le problème.

Lire la suite de l’article

Articles associés

© BioQuest Studios / Fondation Tara Expéditions

La Carte

CHARGER LA SUITE
CHARGER LA SUITE