Arrivée de la goélette Tara au Chili : la Mission Microbiomes peut commencer

© François Aurat / Fondation Tara Océan

L’arrivée au Chili symbolise le début de l’aventure scientifique après deux mois de traversée. Ce pays accueillera les premières recherches et les premiers prélèvements de la Mission Microbiomes. La goélette longera ses côtes durant plus de trois mois. C’est précisément à Punta Arenas que la Mission Microbiomes, portée par la Fondation Tara Océan et ses partenaires, va débuter. Une équipe scientifique chilienne contribuera à cette initiative à travers des travaux spécifiques sur le changement climatique via le programme CEODOS*.

12.12.2020 Départ Tara, Lorient© Maxime Horlaville / polaRYSE

De février à mai 2021, la goélette sillonnera la côte chilienne et effectuera cinq escales : Punta Arenas en février, Puerto Montt en mars, Conception et Valparaiso en avril, et Iquique en mai pour la dernière étape de l’aventure chilienne. Ces escales seront l’occasion d’échanger avec les autorités locales sur des enjeux environnementaux et climatiques, de rencontrer des scientifiques et d’opérer un travail de sensibilisation sur la biodiversité et la pollution à travers des expositions et des visites du bateau.

Les côtes chiliennes offriront plusieurs sujets d’étude aux équipes de Tara et de CEODOS : la fertilisation de l’océan via l’eau issue des glaciers andins, l’influence d’une zone pauvre en oxygène sur les pêcheries, les enjeux de la pompe à carbone sur une zone pauvre en oxygène, entre autres.

L’équipe scientifique répondra à trois objectifs: Le premier objectif est la quantification du carbone qui est actuellement fixé par l’océan chilien et son rôle dans l’échange de gaz à effet de serre de l’Antarctique jusqu’à Iquique. Le second objectif est la cartographie de la diversité microbienne et planctonique, en identifiant les espèces impactées par le changement climatique. Enfin, le troisième objectif est le développement d’un outil de monitoring et d’identification de régions clés pour leurs services climatiques.

Ces observations auront pour objectif spécifique de donner une estimation de l’état de santé de ses mers, de permettre une identification des impacts et les menaces pour la vie marine avec une résolution spatiale sans précédent et de quantifier le réservoir de carbone de la mer chilienne. Par ailleurs, les scientifiques identifieront les zones où la fixation naturelle du carbone et les services climatiques essentiels doivent être préservés en pensant à des solutions basées sur la nature. Enfin, la recherche scientifique s’intéressera à l’upwelling, zone de remontée d’eau profonde riche en nutriments.

*CEODOS est composé d’un consortium de centres de recherche nationaux et du ministère de la Science, de la Technologie, de la Connaissance et de l’Innovation.