Les iles Salomon : dans l’oeil du cyclone climatique ?

02/09/20

Tara de retour à Lorient après 5 mois d’escale parisienne

Tara a regagné son port d’attache Lorient pour une remise en beauté au chantier naval de Keroman avant de retourner à l’eau …

Tara a regagné son port d’attache Lorient pour une remise en beauté au chantier naval de Keroman avant de retourner à l’eau pour se préparer à de nouvelles aventures.


© Marin Le Roux / polaRYSE

Les 20 et 21 juillet 2020, l’équipage, l’équipe à terre et les bénévoles se donnent rendez-vous au petit matin pour une opération de taille : démâter la baleine pour pouvoir quitter la capitale. Après deux jours sur la Seine avec de nombreux passages sous les ponts de Paris et par  de nombreuses écluses, les marins arrivent au Havre. La goélette arrivée à destination, l’équipage travaille sur le gréement et remâte. Le 3 août dès le matin, ils hissent les nouvelles voiles de Tara conçues par l’entreprise North Sails. Les sourires se dessinent sur les visages de l’équipage alors que Tara s’engage dans la Manche puis dans l’océan Atlantique pour rejoindre Lorient, le port d’attache de la goélette. Certains soirs, sous le soleil couchant de Bretagne, les dauphins les accompagnent tandis que des notes de clarinette et de guitare annoncent un concert improvisé à bord entre les Glénan et l’île de Groix. Tara rentre à la maison.

200805_MLR_polaRYSE_YNR02805_122649© Marin Le Roux / polaRYSE – Fondation Tara Océan – Phare de la Vieille, entre la Pointe du Raz et l’Île-de-Sein.

Le 6 août, la goélette franchit la citadelle Saint Louis et revient à Lorient. Sans attendre, elle est directement mise à sec à l’aire de chantier naval de Keroman. Tous le mois d’août, Martin Hertau, le capitaine, assisté du chef mécanicien Loïc Caudan, procèdent à sa maintenance pour préparer la prochaine mission scientifique. Notamment, les deux ballasts sont nettoyés, les vannes de coques vérifiés, la ligne de mouillage changée et le gréement réglé… Le check-in annuel permettra de vérifier et de corriger tout problème de sécurité avant de mettre le cap dans les prochains mois vers l’Atlantique Sud et la Patagonie.

TaraHorsdelEau3© Pauline Paramo / Fondation Tara Océan – La sortie de l’eau de Tara au port du Havre.

Début septembre 2020, Tara sera mise à l’eau et son équipage pourra alors installer le tout nouveau matériel technique nécessaire à l’équipe scientifique en partance pour la future mission. Il est aussi prévu qu’une des cabines soient transformées en un tout nouveau laboratoire sec. Une 13e mission qui devrait partir cette fin d’année 2020.

Retrouvez les aventures de Tara en images sur Instagram !

© Marin Le Roux / polaRYSE
11/06/20

Tara à Paris jusqu’au 19 juillet, l’Océan s’invite en ville

De l’estuaire de la Seine aux quais parisiens, la goélette scientifique Tara a remonté le fil du fleuve et ses écluses et fait exceptionnellement …

De l’estuaire de la Seine aux quais parisiens, la goélette scientifique Tara a remonté le fil du fleuve et ses écluses et fait exceptionnellement escale à Paris jusqu’au dimanche 19 juillet 2020. L’occasion pour la Fondation Tara Océan de partager ses recherches avec le grand public et les jeunes franciliens. Venez découvrir 16 ans de recherche et d’exploration de l’Océan et embarquez le temps d’une visite guidée ! Sur le pont, nous vous invitons au voyage, au rêve et à la découverte des grands enjeux liés à l’Océan et à sa préservation. Biodiversité, climat, alimentation, oxygène… L’avenir de l’Humanité dépend de l’Océan.

Toutes les informations sur l’escale de Tara à Paris et sur la billetterie ici ! 

Un événement pour susciter l’émerveillement et promouvoir l’engagement

Du 13 juin au 19 juillet, à travers des visites du pont de la goélette scientifique, la Fondation Tara Océan invitera petits et grands au rêve d’aventure, à la découverte mais aussi au questionnement pour préserver notre planète et ses richesses.

Tous les après-midis en semaine (sauf les mardis) et tous les week-ends, dès maintenant, le public pourra fouler le pont supérieur de Tara. Une expérience unique et instructive pour découvrir en famille comment prendre soin de l’Océan, à terre comme en mer.

Boutique Tara

Le temps de l’escale parisienne, retrouvez notre boutique itinérante située dans un conteneur maritime, juste en face de la goélette. Repartez avec un souvenir aux couleurs de la Fondation et soutenez nos missions scientifiques et notre engagement éducatif auprès des jeunes générations et des décideurs politiques !
Pour celles et ceux qui ne sont pas à Paris, vous pouvez aussi commander nos produits sur notre boutique en ligne !

Remonter le cours des fleuves pour changer le cours de choses

Pour la Fondation Tara Océan et le CNRS, les observations scientifiques sont sans appel : pour préserver l’Océan, écosystème majeur de notre équilibre planétaire, il est urgent de soutenir une gestion plus ambitieuse et durable des territoires de la terre vers la mer.

« En tant que spécialiste des fleuves, j’ai la très forte conviction que la santé de l’Océan dépend de la santé des fleuves. Et que la santé des fleuves dépend du soin de ceux qui habitent près des fleuves, au cœur des bassins versants, de ce qu’ils rejettent dans les fleuves. C’est-à-dire du respect qu’ils ont, que nous avons pour les fleuves », témoigne Erik Orsenna, président d’IAGF et parrain de la Fondation Tara Océan.

La pollution du grand large prend sa source dans les bassins versants, des pistes de ski au littoral. La gestion des eaux et de nos rejets a une conséquence directe sur la préservation de l’Océan et sur la richesse de la biodiversité marine. Ruissellements, caniveaux, lacs, cours d’eau tels que rivières ou fleuves sont autant de vecteurs vers la mer de déchets plastiques produits par chacun d’entre nous et pour partie non collectés…

« La pollution plastique et microplastique des cours d’eaux doit être prise en compte dans les programmes de gestion de l’eau de nos communes pour préserver les fleuves, l’Océan et leur biodiversité… votre futur Maire a-t-il conscience de sa responsabilité de prévenir, éduquer, et sensibiliser ses administrés aux enjeux de ces pollutions ? », questionne Romain Troublé, Directeur général de la Fondation Tara Océan.

Infos pratiques

Réservez votre billet pour visiter Tara ici ! (sur inscription en ligne uniquement)

Merci de présenter votre billet, numérique ou imprimé, lors de votre visite !
En semaine (sauf le mardi) : de 14h à 18h / le week-end : de 10h à 12h et de 14h à 18h
Ouverture exceptionnelle le mardi 14 juillet : 10h à 12h et de 14h à 18h

Dernier jour d’ouverture le 19 juillet de 10h à 12h seulement

Tarif : 5€  / gratuit pour les moins de 12 ans

Quai de Seine, rive gauche, Pont Alexandre III, 75007 Paris
Entre le Pont des Invalides et le Pont Alexandre III
Accès : M8, M13 et RER C à Invalides / M1 et 13 à Champs-Elysée Clemenceau

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© Be poles / agence SoixanteSeize
25/05/20

Pris par surprise par le confinement

Le 24 février dernier, Tara arrivait à Paris et s’amarrait en plein cœur de la capitale. Cette importante escale dédiée …

Le 24 février dernier, Tara arrivait à Paris et s’amarrait en plein cœur de la capitale. Cette importante escale dédiée à la sensibilisation a pris une tournure à laquelle personne ne s’attendait. À bord, même pour des marins pourtant habitués à l’isolement en mer, l’escale a sans doute été la plus singulière de toutes.

Comme le monde, mais à notre échelle, nous avons été pris par surprise par l’évolution rapide du Covid-19 et la mise en place du confinement qui l’a suivi. Habitué des imprévus – en mer, ce sont les vents et la météo qui font leur loi -  nous avons rapidement rebondi et nous nous sommes organisés en conséquence.

Quatre membres de l’équipage, Samuel Audrain (capitaine), Carole Pire (cheffe-marin), Daniel Cron (chef-mécanicien) et  Louis Wilmotte (chef de pont) se sont confinés à bord de Tara pendant deux mois et ont saisi l’occasion de ce temps suspendu pour entretenir la goélette et lui refaire une beauté. Samuel raconte :

Une drôle de navigation, sans cétacés, entourés d’oiseaux parisiens. D’une certaine manière, le temps est passé vite. Sur un bateau, il y a toujours beaucoup à faire ! De nombreux travaux de fond et de longs inventaires ont été effectués, des tâches pour lesquelles l’équipage dispose souvent de peu de temps lorsqu’il est en escale ou en mission, et même en chantier.

mailing-confinement-7-mosaique_2© Fondation Tara Océan

Du côté de l’équipe à terre, nous avons déployé notre énergie pour rester en contact avec vous et pour vous faire voyager virtuellement : 8 évasions pour embarquer sur Tara depuis chez vous, le kit gratuit des familles à la maison comme sur Tara, nos webinaires “en direct avec les scientifiques”, nos Facebook Live ici et , et en musique avec avec une version acoustico-confinée de Aileen , par Maarten Stok (artiste musicien embarqué en résidence à bord de Tara) et Nicolas Bin (un des capitaines de Tara), et avec la playlist Spotify de l’équipage.

Ce confinement a été riche en aventures, en partages et en émotions. Maintenant que cette période est révolue, on vous attend pour vous faire visiter Tara car la goélette a prolongé exceptionnellement son escale à Paris et a rouvert son pont au grand public.

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© François Aurat / Fondation Tara Océan
19/02/20

En route pour Paris

Le 23 novembre, la goélette Tara est revenue à bon port à Lorient de retour de 6 mois de Mission …

Le 23 novembre, la goélette Tara est revenue à bon port à Lorient de retour de 6 mois de Mission Microplastiques 2019. L’occasion pour Tara de se refaire une beauté hivernale à sec, en Bretagne, pour de nouvelles aventures en 2020, à commencer par Paris du 29 février au 13 avril.

Deux mois de chantier

Après un semestre à sillonner neuf des plus grands fleuves d’Europe pour étudier les origines de la pollution plastique, c’est à sec que le travail démarre dès décembre.

À Lorient, l’équipage s’affaire. À l’intérieur, on repeint et nettoie les huit cabines, la coursive et la cale-avant. Sur le pont, on change des bouts et nettoie les winchs. Quant au carré, centre névralgique de la goélette, un nouvel appareil y fait son entrée pour aider à préparer les soirées parisiennes à bord de Tara… la cuisinière ! Côté mécanique, un nouveau groupe électrogène est installé dans la cale-avant. Côté science, le treuil a retrouvé sa place dans la cale-arrière. Pas de répit pour nos marins !

saidLe soudeur Saïd (SLTIM) lors du chantier de Tara © François Aurat / Fondation Tara Océan

Le 31 janvier, aux premières lueurs, la goélette regagne l’eau du port de pêche de Lorient et l’équipage se réinstalle à bord avec matelas, livres et coussins pour rendre la goélette chaleureuse. Tara est prête, enfin presque… À quai, du haut de leurs 27 mètres, les deux mâts rendraient presque la tour Eiffel jalouse. Mais pour voguer jusqu’à la capitale et pouvoir se faufiler sous les ponts de la Seine, il faudra démâter Tara. L’équipage a donc préparé les supports en bois qui soutiendront les mâts pour ce bref voyage sur le fleuve et ses six écluses.

Démâtage et remontée de  la Seine

Début février, Carole, la cheffe-marin, foule de nouveau le pont de Tara avec son balluchon, son grand sourire et ses idées de recettes. Le capitaine presse le pas et, du cockpit à la cale arrière, c’est tout l’équipage qui continue de s’activer à bord, impatient de reprendre la mer. L’heure est au départ, Paris appelle.

DSCF4170Tempête dans la Manche © François Aurat / Fondation Tara Océan

Le 14 février, la goélette quitte la Bretagne et son port d’attache et, par des vents de 40 à 50 nœuds, file au portant entraînée par la forte houle en Manche. Cap sur Le Havre. Sous le pont Mirabeau coule la Seine… Sa crue actuelle laissera-t-elle passer la goélette comme prévu ? Restons optimistes, il reste encore une bonne semaine !

Merci à Martin, Nico, Daniel, Fanch, Léo, Monch, Carole, Thibault, Tommy, Fred, Saïd et aux bénévoles présents sur le chantier pour leur travail et leur aide. 

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© Nicolas De La Brosse / Fondation Tara Océan
19/02/20

Retour sur une navigation houleuse en Manche

“La nef appareille de la ville aux cinq ports, quelques coups de corne de brume sonnent la dérisoire charge cavalière d’une …

“La nef appareille de la ville aux cinq ports, quelques coups de corne de brume sonnent la dérisoire charge cavalière d’une cathédrale d’aluminium contre Éole et ses armées. En effet, la mer ne sera pas d’huile. Quelques pêcheurs de la criée nous saluent dans leur éternelle salopette de cire.

Un ciel jauni nous accompagne, l’eau est grise, les crêtes s’émoussent à mesure que le large s’approche. Encore engoncée de la convalescence du chantier, asséchée au port, la goélette se regonfle en sortant de la rade. Les voiles claquent, les bouts filent, les winchs cliquettent, la structure s’ajuste pour atteindre un point d’orgue : la douce respiration.

Le Capitaine prend à cœur la symbiose vent-gréement. Il fait l’éloge de la mollesse : « Voilà, tu sens que le bateau respire, c’est un peu lâche ». Même la retenue des bômes y passe. « Tu vois, là, c’est mou ; c’est bien là ». C’est tout l’équipage qui palpite, le chef-mécanicien déambule nonchalamment avec un casque anti-bruit sur le pont, le second a encore perdu son thermostat et règle les voiles en t-shirt, Monch love consciencieusement les bouts en huit, la cuisinière danse sur le fil de ses couteaux, le chef-pont regarde l’état du gréement. Le capitaine s’éloigne enfin du continent, la casquette solidement enfoncée, la mine satisfaite dans l’ouverture de l’igloo, lançant parfois « Alors, il est content ? » Sensible aux avis de chacun, il consulte et sonde souvent l’âme de ses équipiers.

La houle semi-chaotique fait osciller ce hamac entre deux points fictifs. Ses belles courbes féminines, ses larges hanches et sa carène évasée en font une matriarche protectrice dans la matrice océanique. Nous sommes devant les Glénans, une horde de dauphins virevoltent devant l’étrave. Ne pas tuer l’instant, le cœur posé sur le Yankee, le lent piston de la poupe, la houle se brisant en une constellation d’embruns.

Convoyer Dame Tara autour de la péninsule d’Armorique, ce bras tendu vers l’Ouest, une énième promesse au crépuscule ? Nous tomberons ses mâts et la plongerons dans la Seine : la jacobienne France nous attend à Lutèce pour remâter.”

Tommy Jegou, marin à bord

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© François Aurat / Fondation Tara Océan
20/12/19

Cap sur 2020

Nouvelle année en perspective, regard sur l’horizon, 2020 sera l’année de la biodiversité et du climat. Pour commencer la Fondation …

Nouvelle année en perspective, regard sur l’horizon, 2020 sera l’année de la biodiversité et du climat. Pour commencer la Fondation Tara Océan vous donne rendez-vous à Paris ! Une fois Tara sortie de son chantier d’hivernage à Lorient, la goélette remontera la Seine pour s’établir du 2 mars au 12 avril sur les quais parisiens, pour partager, avec le plus grand nombre, aventure scientifique et connaissances. Mais 2020 lui réserve aussi une nouvelle mission d’ampleur. La goélette repartira naviguer d’ici fin 2020 vers de nouvelles aventures autour de la connaissance et du partage de cette biodiversité marine, parfois invisible et pourtant si essentielle. En attendant de vous en dire davantage, découvrez les temps forts de nos engagements pour l’Océan au cours de cette nouvelle année 2020.

2020, l’année de la biodiversité

Clown_Fish©Vincent_Hilaire_Fondation_Tara_Ocean©Vincent Hilaire / Fondation Tara Océan

UN conférence 2020 : une conférence de haut niveau sur les océans

Dans l’objectif de préservation des mers et des océans, la Fondation Tara Océan rejoindra, à bord de Tara, un grand rendez-vous international : la deuxième édition de la Conférence des Nations Unies sur l’océan. Elle aura lieu du 2 au 6 juin 2020 à Lisbonne. L’objectif de Développement Durable n°14 des Nations unies et sa concrétisation seront centraux. De nouveaux engagements – depuis la première édition datant de juin 2017 – sont à attendre, centrés sur la science et l’innovation principalement.

Le « Congrès mondial de la Nature » organisé par l’UICN, l’Union internationale pour la conservation de la nature, se réunira en France, à Marseille du 11 au 19 juin 2020

Il s’agit d’un congrès mondial qui a la particularité de rassembler un grand réseau d’acteurs hétérogènes (décideurs politiques, société civile, peuples autochtones, universitaires, acteurs économiques) autour de l’objectif de préservation de la nature face aux défis que posent les activités humaines et leurs relations avec la planète. On peut y voir une étape clé dans l’optique de la Conférence des Nations Unies sur la biodiversité qui suivra en octobre 2020. Tara, à quai à Marseille pour le Congrès, appuiera le plaidoyer pour des Aires Marines Protégées, spécialement en Antarctique et dans le Pacifique, où la France joue un rôle-clé au niveau régional.

La COP15 de la Convention sur la Diversité Biologique en Chine

La convention sur la diversité biologique (CDB), adoptée par 168 pays lors du sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992, a défini un cadre juridique international pour la conservation et l’utilisation de la biodiversité. Cette 15ème Conférence des Parties prévue pour octobre 2020 en Chine sera l’occasion, dans un contexte international de plus en plus conscient des enjeux de préservation de la biodiversité, de redéfinir des objectifs de protection pour l’océan, avec une ambition renouvelée pour la mise en place d’Aires Marines Protégées (AMP). En lien avec les activités proposées à Marseille pour le Congrès de la Nature, Tara portera des propositions pour des AMP effectives, bien gérées, et basées sur les meilleurs critères scientifiques qui répondent au défi climatique notamment.

La quatrième session de la Conférence intergouvernementale sur la biodiversité en Haute Mer (BBNJ)

La quatrième session de la Conférence sur la biodiversité en haute mer aura lieu aux Nations unies a New York en mars et début avril 2020. Face à des blocages persistants, un report de la fin des négociations prévue pour 2020 est à envisager, malheureusement, avec un recul de l’approbation du Traité qui régulera les activités en haute mer. Présent en tant qu’observateur, la Fondation Tara Océan portera à nouveau son plaidoyer pour un traité ambitieux, universel, contraignant, avec des fortes ambitions pour la coopération scientifique internationale.

La COP 26 : l’année 2020, les 5 ans d’Accord de Paris

Dans la continuité de la « Blue COP25 » qui s’est tenue à Madrid en 2019, la reconnaissance politique de l’océan au coeur de l’enjeu climat devra trouver une concrétisation au sein des plans d’actions nationaux. Pour la Fondation Tara Océan, faire reconnaitre la science comme fondement de la prise de décision éclairée et adaptée restera notre défi principal.

Autour du plastique : la mise en oeuvre des engagements au niveau national 

2019_06_08_Ramassage_Dechets_Scolaires_Mains©Marilou_Bourdreux_Fondation_Tara_OceanRamassage de plastique avec des classes de Saint-Malo en 2019 © Marilou Bourdreux / Fondation Tara Océan

Suite au vote de l’Assemblée nationale sur la fin de la vente (et de la mise à disposition) des emballages plastiques à usage unique en France, les premières interdictions verront le jour au 1er janvier 2020 avec la proscription des verres en plastique non-recyclés, des assiettes jetables et des cotons tiges en plastique, ainsi que des bouteilles d’eau dans les cantines scolaires.
L’objectif final d’interdiction du plastique est porté à l’horizon 2040. Toutefois, imaginer qu’il existe une solution unique et d’application immédiate aux plastiques dans l’environnement n’est pas réaliste. L’usage du plastique, ses applications, le volume qu’il représente, son caractère indispensable, les enjeux que peuvent poser des matières alternatives supposent que l’on agisse à différents niveaux : avec des solutions tout au long du cycle de la vie du plastique – de la production de la matière à son recyclage ou réemploi -  et des changements de comportements tangibles dans nos besoins de production et de consommation. 

Romain Troublé, Directeur général
Etienne Bourgois, Président-fondateur
André Abreu, Directeur des Politiques internationales

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© Maëva Bardy / Fondation Tara Océan
11/12/19

Mission Microplastiques 2019

Samedi 23 novembre, Tara et son équipage rentraient à Lorient avec 2700 échantillons. Après 6 mois de mission à parcourir …

Samedi 23 novembre, Tara et son équipage rentraient à Lorient avec 2700 échantillons. Après 6 mois de mission à parcourir les 4 façades maritimes européennes et à prélever des échantillons dans 9 principaux fleuves d’Europe pour remonter aux origines de la pollution plastique, découvrez les premières observations scientifiques et les 5 mesures urgentes proposées la Fondation Tara Océan pour lutter contre cette hémorragie.

 © Julien Voigt / Fondation Tara Océan

#TaraMicroplastics2019

© Patrick Gentier / Fondation Tara Océan
20/11/19

Retour de Tara à Lorient ce 23 novembre

Le 23 novembre 2019, la goélette scientifique Tara rentrera à son port d’attache – Lorient – après 6 mois d’une expédition dédiée …

Le 23 novembre 2019, la goélette scientifique Tara rentrera à son port d’attache – Lorient – après 6 mois d’une expédition dédiée à l’étude des milliers de particules plastiques prélevées dans les estuaires et en amont de 9 des principaux fleuves d’Europe.

Rendez-vous le week-end du 23-24 novembre à la Cité de la Voile Éric Tabarly de Lorient pour célébrer le retour de l’équipage marin et scientifique !

#TaraMicroplastics2019 #FondationTaraOcéan

© Fondation Tara Océan
05/09/19

De retour en Méditerranée, Tara traque la pollution des fleuves

Tara est de retour pour étudier le plastique en Méditerranée ! L’intérêt de la Fondation Tara Océan pour le plastique …

Tara est de retour pour étudier le plastique en Méditerranée ! L’intérêt de la Fondation Tara Océan pour le plastique n’est pas nouvelle, et elle est pleinement justifiée. Le problème est devenu si important que l’on parle désormais volontiers de « continent » pour qualifier les milliards de fragments de plastique disséminés dans les océans. Cinq ans après sa première expédition entièrement dédiée à la pollution en mer, les recherches se poursuivent. Non, on ne sait pas tout du comportement du plastique et de son impact sur la biodiversité marine.

2014 : évaluer le stock de plastique et étudier sa relation avec le vivant

Voilà déjà presque dix ans que les scientifiques de Tara s’intéressent au problème du plastique en mer : après avoir constaté que ce dernier se trouvait absolument partout, l’expédition Tara Méditerranée en 2014 a permis de révéler que les microplastiques y sont quatre fois plus concentrés que dans le gyre du Pacifique Nord. Les scientifiques ont également étudié la vie associée à ces minuscules fragments.

Aujourd’hui, ils définissent volontiers le plastique comme « un nouvel écosystème », car « des microorganismes minoritaires dans la colonne d’eau ont trouvé un nouvel habitat, où ils se sentent particulièrement bien et donc prolifèrent », explique Jean-François Ghiglione, écotoxicologue au CNRS et directeur scientifique de la nouvelle Mission microplastiques 2019.

2019_07_28_Hoedic_Huitre-plastique©Lucas_Blijdorp_Fondation_Tara_OceanMorceau de polystyrène retrouvé dans une huître © Lucas Blijdorp / Fondation Tara Océan

2019 : étudier les flux de plastique pour lutter contre leur dispersion

Forte de ces premiers travaux de quantification et de qualification des microplastiques en Méditerranée, la goélette est de retour dans cette mer semi-fermée si particulière. Elle navigue en mer bien sûr, mais surtout, elle remonte trois grands fleuves prenant leur source en Espagne (Èbre), en Italie (Tibre) et en France (Rhône), mais ayant tous pour destination finale la Méditerranée. La nouvelle Mission microplastiques 2019 de la Fondation Tara Océan est motivée par le fait que 80 % du plastique en mer provient des continents et que les microplastiques représentent 60 à 80 % du plastique présent dans les fleuves.

DCIM101MEDIADJI_0007.JPGPrélèvement de microorganismes et microplastiques dans l’Èbre (Espagne) avec un filet Manta © François Aurat / Fondation Tara Océan

Étant donné la gravité du problème et l’état balbutiant des travaux sur le sujet, l’urgence est d’autant plus pressante. « Le problème du plastique n’a aucune solution en mer. Ce qu’il faut à présent, c’est comprendre les sources que sont les fleuves et caractériser l’originalité de chacun d’entre eux », ajoute Jean-François Ghiglione.

Les scientifiques impliqués dans la mission effectuent des prélèvements d’eau, de microplastiques et de plancton, en mer, dans les estuaires, ainsi qu’à différents endroits stratégiques des fleuves pour évaluer l’impact des grandes villes.

« Nous allons également nous intéresser aux microorganismes vivant sur ces déchets, ainsi qu’à d’autres organismes comme les moules, les huîtres, les oursins et les bars afin de comprendre la bioaccumulation des polluants attachés aux plastiques ». À ces mesures viendra se greffer une modélisation à l’échelle du bassin méditerranéen, permettant de décrire et de comparer les influences de ces trois fleuves sur les apports de plastique en Méditerranée.

Margaux Gaubert, journaliste

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© François Aurat / Fondation Tara Océan
17/06/19

Premiers prélèvements sur la Tamise

Tara a pris la mer pour rejoindre la première rivière européenne à prélever, la Tamise. Jean-François Ghiglione, directeur scientifique de la Mission microplastiques 2019 partage ces premiers instants de la mission, premières observations et premiers questionnements…

Tara a pris la mer pour rejoindre la première rivière européenne à prélever, la Tamise. Jean-François Ghiglione, directeur scientifique de la Mission microplastiques 2019 partage ces premiers instants de la mission, premières observations et premiers questionnements…

Un treizième coup de minuit a été sonné exceptionnellement par la goélette Tara pour son départ de Saint-Malo. Quelques fidèles ont fait le déplacement en pleine nuit pour nous souhaiter bon vent. Les cirés sont montés au-dessus des oreilles et tout le monde est sur le pont avec un grand sourire pour le départ de la « mission Microplastiques 2019 ». On se tape sur l’épaule, pour se rappeler de tout le travail de préparation qui a été nécessaire pour lancer cette nouvelle mission. C’est parti pour la chasse aux microplastiques.

Mer calme à peu agitée. Des conditions idéales pour tester le matériel. Une répétition générale qui va durer deux jours. Le temps pour créer ce lien si particulier entre les marins et les scientifiques, pour que chacun ait le temps de prendre ses marques. On discute des protocoles, on sécurise le matériel, on colle des étiquettes pour que chacun des précieux échantillons puisse trouver ensuite le chemin des 12 laboratoires partenaires.

Et c’est le fameux « smog » londonien qui nous accueillera pour faire notre premier prélèvement en mer, au large de l’estuaire de la Tamise. Nous sommes un peu tendus pour ne pas rater ce premier échantillonnage. La houle est bien formée, mais l’équipage n’en est pas à son premier déploiement de filet Manta qui permet de concentrer les microplastiques de plus de 100 000 litres d’eau. Il nous faudra 2 heures de prélèvement et 3 heures de conditionnement pour finir cette première station… Mais la marée n’attend pas, et nous devons partir vers la deuxième station dans l’estuaire sans avoir fini la première… Nous terminerons cette journée à 3h du matin. Nous ne sommes pas encore rodés !

Les échantillonnages vont se succéder le long de la Tamise. Nous utilisons une embarcation légère pour faire nos prélèvements en-dessous de Londres, alors que la goélette Tara est amarrée à deux pas du célèbre Tower Bridge. Plus tard, tout le matériel sera transporté par l’équipe à terre pour éviter les écluses et compléter l’échantillonnage au-dessus de Londres, qui nous servira de référence pour évaluer l’effet de cette grande ville sur la pollution.

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Alexandra Ter Halle, scientific on board Tara, studies the first samples of microplastics © Noëlie Pansiot / Tara Ocean Foundation

Sous la loupe, les microplastiques sont au rendez-vous. Par centaines. On distingue beaucoup de microbilles qui sont utilisées dans la cosmétique. Des « larmes de sirènes » également, granulés qui viennent directement des fabriquant de plastique. Il y en a beaucoup plus que ce que l’équipe a l’habitude de voir en mer. Des fibres de vêtements, des boulettes de polystyrène expansé provenant de barquettes pour la conservation des aliments, des restes de sacs plastiques. Un bâton de sucette et quelques emballages de confiserie seront les seuls « gros » déchets collectés. Les microplastiques (<5mm) constituent plus de 90 % de la récolte. Ce sera le premier constat de cette mission : la plupart des plastiques qui arrivent en mer en provenance de la Tamise sont déjà sous forme de microplastiques. S’agit-il d’une exception ou bien d’une généralité ? Qu’en est-il des autres fleuves d’Europe ? La goélette est déjà repartie pour poursuivre son périple et tenter de répondre à cette question.

 Jean-François Ghiglione

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© Aude Boissay / Studio Cui Cui

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