Une soirée à bord avec le coelacanthe

© Départ pour une exploration à la Pointe du Cognet une plongée de 160 minutes à 75 mètres de profondeur. N.PansiotTara Expéditions

Les marins ont côtoyé les trois équipiers plongeurs pendant plusieurs jours en ce début d’expédition Tara Méditerranée et « l’effet Tara » semble avoir une fois de plus opéré : une certaine convivialité s’est installée au fil des jours. Deux semaines agréables, durant lesquelles l’équipage a entendu parler de recycleurs au mélange trimix, d’équipements de plongée pointus dont on ne retient pas le nom, de caissons photos, d’interminables paliers de décompression, de coralligène… 

Des soirées pendant lesquelles Laurent leur a conté des histoires : celles d’Ushuaia, tout d’abord. C’est lors d’un repérage pour cette émission qu’il est monté à bord de Tara pour la première fois, en 2005. Des souvenirs de plongée, bien sûr. Son histoire : celle de sa rencontre avec un poisson mythique en Afrique du Sud, à plus 120 mètres sous le niveau de la mer, lors de l’expédition Gombessa. « Mon Stargate à moi » comme il aime l’appeler. « Un voyage spatio-temporel » qui allie des plongées extrêmes et la rencontre surréaliste d’un dinosaure des mers : le cœlacanthe. Une espèce redécouverte en 1938, alors que les scientifiques la croyaient disparue depuis 70 millions d’années.

Laurent est parti en laissant un souvenir aux Taranautes : le livre tiré de l’expédition. A la demande du capitaine, Samuel Audrain, juste avant de débarquer, il le dédicaçait : « Au gens du Tara, parce que derrière toute aventure scientifique, il y a d’abord des gens qui rêvent. Bienvenue dans mon rêve ! ».
Le trio Florian, Thibault, Laurent n’a cessé d’alimenter l’imagination de l’équipage en évoquant l’exploration des canyons sud-africains et l’apparition du fameux poisson. Pas étonnant donc, que les Taranautes aient souhaité plonger à leurs côtés hier soir.

Tous ce sont installés autour du carré, ont repoussé l’heure du sommeil pour regarder le documentaire de l’expédition Gombessa. Soirée « Cinéma, cinéma, cinéma tchi tcha »  a-t-on entendu fredonner au moment de débuter le film. François Aurat a lancé ses éternels jeux de mot ; Mathieu Oriot a analysé et commenté la logistique de l’expédition. Chacun y est allé de son mot. Tous ont semblé heureux de pouvoir prolonger le séjour avec les trois plongeurs d’Andromède le temps d’une soirée.

Noëlie Pansiot