TARA, VOYAGE AU COEUR DE LA MACHINE CLIMATIQUE

© Tara Arctic

Informations techniques

Durée : 90′
Année : 2008
Réalisateurs : Emmanuel Roblin, Thierry Ragobert
Producteurs : Tara Expéditions, Arte France, MC4
Avec la collaboration de la RTBF – Télévision Belge-Claire Colart
Avec le soutien de la Commission Européenne – Direction Générale Recherche, du Ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement Durable, de la région Poitou-Charentes et du département Charente Maritime
Avec la voix de Lambert Wilson

Synopsis

Nous découvrons comment les membres de l’équipage, prisonniers des glaces à bord de Tara, ont livré un combat incessant contre le froid, la nuit ou le jour permanents, contre les mouvements des plaques de glace ou les tempêtes qui détruisent sans cesse les installations sous la menace des ours, poussés au cœur de l’Arctique par la disparition de la banquise.

Mais au-delà de l’exploit, ce documentaire nous montre que la mission scientifique a révélé une réalité beaucoup plus alarmante que prévu pour le climat de la planète…

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Inclus dans le DVD des compléments de programme dont :

Deux numéros du Dessous des Cartes, l’émission géopolitique d’ARTE, proposée par Jean-Christophe Victor :
- Les mondes Arctiques
Quels espaces recouvrent l’Artique ? Quels peuples y vivent ? Et à quels enjeux la région est-elle confrontée alors que le réchauffement climatique y est déjà une réalité ?

- Réchauffement du climat, la preuve par les glaces
Les bulles d’oxygène emprisonnées dans les glaces polaires racontent l’histoire du climat de la Terre. Dominique Raynaud, directeur du Laboratoire de Glaciologie de Grenoble, explique graphiques à l’appui, l’impact des activités humaines sur le climat depuis la révolution industrielle…

 

Entretien avec le réalisateur : Emmanuel Roblin

Quelle sont les principales difficultés que vous avez rencontrées dans la réalisation de Tara, voyage au cœur de la machine climatique ?

Nous avons voulu dépasser le cadre local du réchauffement. L’ambition du film est de montrer les conséquences de la fonte de la banquise à l’échelle planétaire. Cela a demandé d’assimiler de nombreuses connaissances des phénomènes climatiques au niveau global. Il s’agit de notions complexes à maîtriser et encore plus à illustrer. Ensuite, une des autres difficultés a été de faire en même temps un film relatant à la fois le quotidien des hivernants et leurs aventures sur la glace et un film scientifique. Il est souvent assez difficile de faire concilier récit et pédagogie.

Quels sont les messages que vous avez voulu faire passer dans le film ?

J’étais particulièrement concerné par deux messages. Le premier, montrer que les huit hommes du bord tenait d’une certaine façon le destin du programme scientifique Damoclès entre leurs mains. Cette idée me tenait particulièrement à cœur. Le piège à éviter était de ne pas en faire des héros mais de montrer comment réagissent des hommes ordinaires qui se retrouvent confrontés à des situations extraordinaires sans tomber dans une dramatisation à outrance. La seconde idée était de montrer la science en marche.
Mais pas une science qui baigne dans le catastrophisme. Une science qui va sur le terrain chercher des faits. Une science qui s’interroge et qui est capable de proposer des solutions. A travers ce film, Thierry Ragobert – qui m’a rejoint pour finir la réalisation – et moi, avons voulu adopter une démarche positive. Le réchauffement climatique n’est pas une fatalité. Ce film n’est pas un film de plus sur les ravages du CO2 mais une tentative de comprendre comment le réchauffement agit sur l’Arctique et comment l’Arctique influence le reste de la planète.